Qui a dit qu’ils ne lisent pas ?

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image de notre bibliothèque

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Ces élèves ne cessent de nous talonner pour découvrir notre bibliothèque, dès que l’occasion leur a été donnée, ils nous ont démontrés qu’ils aiment lire : les bandes dessinées, les livres de contes, les livres pour enfant. Ils ne lisent que ce qu’ils aiment ; donnons leur ce qu’ils aiment et après ils liront facilement ce qu’ils doivent lire ou encore ce qu’on souhaiterait qu’ils lisent. Donnons-leur la chance de lire en y créant de l’animation autour. Je me rappelle de cette émission radiophonique sur la radio Lomé, « lire est un plaisir » où l’animateur prenait du plaisir à nous faire écouter des extraits de textes. Il nous a donné envie de lire et d’aimer les livres. C’est un devoir pour nous d’en faire autant à nos jeunes frères et sœurs.

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LA RADIO DU FESTIVAL 24 MARS 2014

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IMG_0142Lundi 24 Mars, dernier jour du festival Les Lucioles Bleues. je reçois Cham Eric, chargé de la communication du festival pour faire le bilan de cette 7ème édition.
Un autre bilan, c’est celui de la radio du festival, l’équipe en entier est avec moi au studio
Le livre du jour Tolo-tolo , un album illustré de Gnim Atakpama, publié aux éditions l’Ecole des loisirs. c’est une histoire d’amitié entre un petit garçon et son dindon, c’est Géneviève Kpognon qui l’a lu.
En fin d’émission, nous aurons le bêtisier des coulisses de la radio du festival.
Bonjour et bienvenue dans le tout dernier numéro des Lucioles Bleues, le rendez- vous.

LA RADIO DU FESTIVAL DU 23 MARS 2014

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Dimanche 23 Mars 2014, nous sommes dans la radio du festival sur les ondes de Radio Lomé.
Au sommaire de cette émission,
La phrase du jour avec Ella Djanguénane
Au rythme des mots, un extrait du recueil de poème Champs de Ronces de Jean David Messangan, publié aux éditions mon Petit Editeur.
Reportage sur l’exposition intitulée déconstruction harmonique avec l’artiste plasticien Léopold Ankudé dit Laka
Nawir de Koffi BOKO fera l’objet de la rubrique le livre du jour lu par Mariwanu Assirou. et l’nvité du jour Chris Edgar Locoh
Bonjour et bienvenue à tous

Deux espoirs de la littérature, Anas Atakora et Kofi Boko

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De gauche à droite, Anas Atakora, Souley GBeto, Kofi Boko

De gauche à droite, Anas Atakora, Souley GBeto, Kofi Boko

Deux espoirs de la littérature togolaise ont été passés sous les fourches caudines du petit public d’Hakuna Matata, ce 22 mars de 16 à 18H. Anas Atakora et Kofi Boko, retenez bien ces noms ! Lire la suite

Café littéraire : Deux poétesses et un dramaturge sous le regard du public

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De gauche à droite, M. Koshi Akoubia, Mme Patricia Siliadin, M. Assiobo Tis, Mme Claudine Akakpo

De gauche à droite, M. Koshi Akoubia, Mme Patricia Siliadin, M. Assiobo Tis, Mme Claudine Akakpo

Deux poétesses et un dramaturge ont parlé de leurs œuvres au public. On note que dans l’ensemble l’engagement a pris le pas sur la qualité, et que les auteurs se préoccupent très peu de l’esthétique. Lire la suite

DE HAKUNA MATATA AU GOETHE INSTITUT !

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hakunaLes activités de la journée du samedi 21 mars ont fait se déplacer un nombre impressionnant de personnes ; tous ces hommes de lettres et ces amateurs de culture n’ont pas hésité à participer à nos cafés littéraires qui se sont déroulés d’abord au Centre culturel Hakuna Matata puis à l’Institut Goethe. Lire la suite

LA RADIO DU FESTIVAL DU 22 MARS 2014

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Pour cette deuxième journée du festival, Je reçois le président de l’association des écrivains gabonais, Eric-Joël BEKALE,
DSCN6503Il est romancier nouvelliste, conteur et poète
Notre livre du jour est l’essai "Aux noms de la vie" de Sophie Ekoué, paru aux éditions Afromundi c’est Ange Bijou Noményo qui l’a lu.
Gabriel Adigbli et Géneviève Kpognon ont suivi hier l’auteur David Kpelly au collège la destinée, nous en saurons plus dans leur reportage. Lire la suite

Des élèves de CM2 courent à la bibliothèque Café curieux après la séance de conte jeunesse

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Gnim Atakpama devant les élèves de Sainte-Carole

Stan Amétépé Nouloloe, le président de "Café curieux", une curieuse association culturelle- en effet-  œuvrant pour la culture de proximité, a eu la surprise de sa vie. Vendredi dernier, à 15 heures, quand il allait sortir, les élèves de la classe de CM2 de l’école primaire privée Sainte-Carole  frappent à la porte de la Bibliothèque Café Curieux de Bè-Kpota. Lire la suite

LA RADIO DU FESTIVAL DU 21 03 14

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DSCN0024Le festival Les Lucioles Bleues démarre aujourd’hui et dans la radio du festival, je reçois le directeur artistique Kangni Alem, auteur, dramaturge, professeur à l’université de Lomé pour éplucher tout le programme de cette 7ème édition.
Nigrigudja, une pièce théâtrale de Koshi Akoubia publié aux éditions l’Harmattan est notre livre du jour c’est Gracia Amah qui l’a lu.
Dans la rubrique au rythme des mots, nous écouterons des extraits du recueil de poèmes " Mon pays ce soir" de l’auteur ivoirien Josué Guébo
La phrase du jour nous sera donnée comme toujours en fin d’émission par Ange Nomenyo

Filbleu 2014 commence avec Jazz et vin de palme !

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festivalLes ateliers de poésie et de nouvelles, les rencontres d’auteurs avec les élèves, ont bien commencé très tôt dans la matinée de vendredi. Mais la cérémonie d’ouverture fut quand même le clou d’un festival qui a débuté, dans la soirée, sur une note de jazz ! Fallait pas zapper! Mille regrets aux absents ! Lire la suite

FILBLEU 2014: UN DÉMARRAGE REUSSI

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Ça y est ! La 7e édition du festival international "Les Lucioles Bleues" a été déclarée,  ouverte par la ministre de la communication , de la culture , des arts et de la formation civique , Mme Kouméalo ANATE , cet après-midi au centre culturel Filbleues-Aréma. Lire la suite

LA RADIO DU FESTIVAL DU 20 MARS 2014

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DSCN0033Bonjour,
20 Mars, journée de la Francophonie, je reçois le directeur Du bureau régional de l’organisation internationale de la Francophonie, Tharcisse URAYENEZA, il est aussi romancier, auteur de "Le voleur de rêves" paru aux éditions Bénévent et "La beauté du hasard" publié chez Beaurepaire. Lire la suite

LA RADIO DU FESTIVAL EMISSION DU 19 MARS 2014

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LA RADIO DU FESTIVAL EMISSION DU 19 MARS 2014 Lire la suite

" LA RADIO DU FESTIVAL " A DÉMARRÉ!

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Alexandrine HolognonC’est un réel plaisir de vous savoir toujours aussi nombreux à nous suivre, depuis la première édition de ce festival , riche en découvertes, riche en expériences et surtout en couleurs. Pour cette 7ème édition 2014, nous vous proposons un vaste programme sur la littérature et le cinéma au Togo. Le coup de sifflet a été donné ce Lundi à 11h sur Radio Lomé, à travers l’émission " Les Lucioles Bleues", initiée par Sophie EKOUE. Lire la suite

Le programme définitif du festival

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cropped-logo_les-lucioles-bleues.jpgVous pouvez dès à présent télécharger la version définitive du programme de la 7e édition de Filbleu. Nous vous attendons à l’ouverture du festival le 21 mars au Centre Culturel Arema-Filbleu, ainsi que pendant les jours à venir dans les autres lieux de la programmation. Ne ratez pas nos cafés littéraires, ne ratez pas Noliva, ne ratez pas l’expo de Laka. Suivez-nous à BLITTA si le coeur vous en dit. Faites-votre programmation. Bon festival à tous!Festival Lucioles Bleues_Catalogue 2014

Gina de Fanti, premier roman, premier festival

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fantiDans un café littéraire, la biographie d’un auteur compte peu. Ce qui intéresse le public, c’est de partager la passion littéraire de l’auteur. Son amour pour les mots, les histoires. Nul doute que Gina de Fanti, auteure d’un premier roman chez L’Harmattan saura vous faire partager sa passion. Retrouvez-la le samedi 22 mars 2014 à partir de 19h à l’Institut Goethe de Lomé, en compagnie de Eric-Joel Bekale et Macy Mensah-Pierucci.  Lire la suite

Appel à candidature pour l’atelier de poésie animé par Josué Guébo

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guebo2Le poète ivoirien Josué Guébo animera du 21 au 24 mars 2014 un atelier d’écriture poétique, en collaboration avec le Fonds d’Aide à la Culture du Togo et le festival International Les Lucioles Bleues. Tout amateur de poésie désireux de participer audit atelier est prié de soumettre sa candidature par mail à l’organisation de Filbleu à l’adresse suivante: festival.plumesfrancophones@gmail.com Lire la suite

Filbleu 2014: Sekou Kadjangabalo ou le retour au théâtre

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SEKOUGOODDans les années 90, il avait fait parler de lui dans le milieu restreint des dramaturges du renouvellement du genre. Une pièce inédite dont plus jamais il ne parlera, et que l’on cite dans dans certains articles sur le théâtre togolais. Les années ont passé, puis soudain, voici l’homme de retour, avec une pièce cette fois-ci éditée mais pas jouée. En attendant de retrouver Sekou à l’Institut Goethe lors du café littéraire que le festival organise en son honneur, nous vous proposons une lecture de sa pièce, La folie de SaloméLire la suite

Filbleu 2014: le théâtre selon Apedo-Amah!

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apdoCritique de théâtre reconnu, enseignant de sémiologie théâtrale durant des années à la fac, Ayayi T. Apedo-Amah se lance dans l’écriture de sa première pièce de théâtre. Aucune représentation à ce jour de son théâtre, mais l’occasion est trop belle pour ne pas rater le débat avec l’homme sur sa conception du théâtre et la pratique de celui-ci. Notez dans vos agendas le café littéraire du samedi 22 mars 2014, et lisez la présentation de sa pièce Un continent à la mer par Anas Atakora. Lire la suite

Filbleu 2014: à la découverte du poète Anas Atakora

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monts-et-rc3aaves-3Il présentera ses deux recueils de poésie durant le café littéraire qui aura lieu au Centre Culturel Hakuna Matata le Samedi 22 mars 2014. Nous vous invitons à découvrir son premier recueil chroniqué par J.J. Dabla sur le site du Prof. Anyinefa de l’Université de Haverford: http://togolitteraire.haverford.edu/LE_TOGO_LITTERAIRE/ATAKORA,_A..html Lire la suite

Filbleu 2014: les invités de la 7e édition

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LES AUTEURS INVITES

Auteurs venant de l’étranger

1)       Josué GUEBO, Président de l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire (RCI)

2)       Joël-Eric BEKALE, Président de l’Union Nationale des Ecrivains du Gabon (Gabon/Suisse)

3)        Michel CADENCE, Directeur des Editions Ndzé (France)

4)       Sophie EKOUE, Ecrivain, journaliste et formatrice (France)

5)       David KPELLY, Bamako, (Mali)

Auteurs et artistes vivant au Togo

6)       Assiba Claudine AKAKPO (Cris de Hoingni)

7)       Togoata APEDO-AMAH (Un continent à la mer, éditions Awoudy)

8)       Anas ATAKORA (Partir pour les mots, Monts et rêves, éd. Awoudy)

9)       Koffi BOKO (Vies et ombres, Nawir)

10)   Gina de FANTI, Rose est la couronne d’épines (éd. L’Harmattan)

11)   Macy MENSAH-PIERUCCI, … Et le jour vient (éd. Graines de Pensées)

12)   Sylvestre GBETOULA (Guide des informations pratiques de vie, tomes I et II, La Semeuse)

13)   Jean-David MESSANGAN (Champs de ronces, poésie, éd. Mon Petit Editeur, Paris, 2012)

14)   Daniel LAWSON-BODY (Peu d’épouses s’appellent Astrid, Haho, 2013)

15)   Chris Edgar LOCOH (Cunie, éd. L’Harmattan)

16)   Patricia SILLIADIN (Quête d’équilibre)

17)   Gnimdéwa ATAKPAMA (Sauve-Souris, éd. L’Ecole des Loisirs)

18)   Sékou KADJANGABALO (La folie de Salomé, éd. Awoudy)

19)   Koshi AKOUBIA (Nigrigudja, Djagudu, éd. L’Harmattan)

20)   Léopold ANKUDE dit LAKA (artiste plasticien)

David Kpelly: blogueur et mangeur de lucioles

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Kpelly-300x290Quand il n’écrit pas des lettres ouvertes aux hommes politiques sur Internet, le Togolais de Bamako, David Kpelly écrit des livres. Heureusement. Né en 1983 à Tsévié, au sud du Togo, Yao David Kpelly vit, étudie et enseigne le Marketing et la Communication à Bamako, au Mali. Il signe des contributions dans des journaux en ligne comme koaci.com, icilome.com, togocity.com.  Auteur de quatre recueils de nouvelles, il est lauréat du Prix littéraire France-Togo 2010 et du Prix de la meilleure nouvelle de langue française du Festival international Plumes francophones (Lomé) 2012. Il participera à un café littéraire aux côtés du romancier Daniel Lawson-Body et rencontrera les élèves togolais durant sa participation au festival Filbleu 2014.

Ses livres, publiés chez Edilivres: Apocalypse des bouchers, Le gigolo de la réforme, L’Élu de la réforme, Le fratricide de la réforme.

Togo: Festival international Filbleu – Les couleurs de la 7ème édition annoncées

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blittaLomé et Blitta comme ports d’attache, changement de nom de la manifestation et plusieurs innovations attendues. Ce sera le décor que présentera la 7ème édition du Festival international Filbleu, autrefois festival de littérature Plumes Francophones, ou encore festival-ateliers Filbleu. Selon l’annonce faite par l’Association Filbleues au travers d’un communiqué signé par le directeur du festival, Cyriaque Noussouglo, l’édition de cette année aura lieu du 21 au 24 mars prochain et aura pour thème, « Un demi-siècle de cinéma et de littérature ». Lire la suite

Filbleu 2014: Daniel Lawson-Body, chasseur de récit!

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DB-1Professeur de théorie littéraire, Daniel Lawson-Body est un romancier qui ne laisse pas la critique locale indifférente. Il faut dire que l’homme n’a pas froid aux yeux et assume ses choix esthétiques, tous ses choix esthétiques. De quoi promettre un café littéraire des plus savoureux autour de son dernier roman, Peu d’épouses s’appellent Astrid (Lomé, Haho, 2013), le lundi 24 mars 2014 au Centre Culturel Hakuna Matata, de 16h à 18h.

Ne ratez pas son duo avec l’autre provocateur de talent, David Kpelly!dan

Chris-Edgar Locoh, l’homme qui écrit comme plus personne ne le fait

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CunieQuand on le lit, sa prose respire parfois le 17e siècle. Cunie est un roman hors du temps et miraculeusement dans le temps. Phrases belles, aux périodes ciselées. Ce jeune homme surprend, car il écrit comme plus personne ne le fait, sauf à le faire délibérément. Sa maîtrise du roman épistolaire va de pair avec le jeu sur les langages du siècle où il vit: langage SMS, conversations téléphoniques… Lire la suite

Jean-David MESSANGAN: « Mes journées comptent plus de 24 heures »

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messanganUn poète nouveau dans le champ poétique togolais. Invité de Filbleu 2014, Jean-David MESSANGAN travaille loin de la poésie à la à la Direction de la Statistique, de la Recherche et de la Planification. Mais comme il aime à le répéter;, "mes journées comptent plus de 24h". Heureusement. On espère découvrir davantage le poète lors du café littéraire qui sera consacré à son receuil publié à Paris, et certainement lors de la journée d’études du Département de Lettres Modernes le 24 mars 2014 sur le thème "Voie et voix du slam et de la poésie au Togo". Le temps de faire un bilan critique de la poésie, genre que certains confondent allègrement avec le slam. Il n’y aura pas que des paroles poétiques ce jour-là!

Pour commander le livre, introuvable sur le marché togolais: http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748398632

Josué Guébo, invité de la 7e édition de Filbleu

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GueboJosué Guébo n’a rien d’un mec déprimé.  Non, l’homme que j’ai rencontré au salon du livre est un personnage engageant et joyeux. Sa poésie, elle, est plus nerveuse. Ce qui n’a rien de surprenant quand on songe que le recueil Mon pays, ce soir exprime le regard de cet intellectuel sur les événements qui ont secoué son pays (la Côte-d’Ivoire) ces dernières années. Lire la suite

Leopold Ankude (alias Laka) expose au Festival Les Lucioles Bleues

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Laka1Dans le cadre de la 7e édition du Festival International Les Lucioles Bleues et en partenariat avec le Centre Culturel Hakuna Matata, LAKA exposera du 21 au 24 mars à Hakuna Matata sur le thème "La déconstruction harmonique."

Un des peintres majeurs de la nouvelle génération, Laka, de son vrai nom Ankude Kossi K. Leopold, est ne le 02 Août 1970 a Lomé (Togo). Titulaire d´un DEUG en Economie de l´Université de Libreville (Gabon), il y débute sa carrière artistique en 1993. Lire la suite

Le Groupe Noliva à la 7e édition des Lucioles Bleues

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nolivaLe groupe NOLIVA est né d’une rencontre fortuite entre plusieurs musiciens invités à participer à la production du premier album d’un autre musicien, Jacky CLARA en 2009. A l’issue de cette collaboration est née l’idée de créer un groupe pour se retrouver et jouer ensemble. Depuis, NOLIVA a fait du chemin sur la scène jazz du Ghana. Depuis leur participation en 2012 et 2013 aux Journées Internationales du Jazz, la musique de NOLIVA a beaucoup évolué, incorporant plus de sonorités et de chansons africaines aux autres influences déjà assumées. Lire la suite

Filbleues 2014 ou le retour des Lucioles Bleues

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lucioles1Toute l’équipe du Festival International Les Lucioles Bleues est heureuse de vous annoncer la tenue de la 7e édition du festival Filbleues (ex Plumes Francophones, ex. Festival-Atelier Filbleues). Elle aura lieu du 21 au 24 Mars 2014 à Lomé et à Blitta (en partenariat avec le Festival du Film Documentaire de Blitta). Le thème de la 7e édition: "Un demi-siècle de littérature et de cinéma". Parmi les auteurs invités cette année figurent l’ivoirien Josué Guebo, le Gabonais Eric-Joel Bekale, le Béninois Florent Couao-Zotti, les Togolais Chris-Edgar Locoh, Koshi Akoubia, Anas Atakora, Siliadin, Daniel Lawson-Body, … entre autres. La radio du festival sera, comme en 2013, animée par la journaliste et formatrice Sophie Ekoué, sur les ondes nationales de Radio-Togo en duplex avec une radio privée de la place. La programmation qui sera bientôt dévoilée au public réserve également une place importante à la musique du groupe togolais NOLIVA, basé au Ghana…
Les Lucioles Bleues sont donc de retour, et nous vous tiendrons informés régulièrement de leur progression.

FILBLEU: en route pour 2014 et la 7e édition!

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push_2872_Littérature et cinémaAprès 4 éditions du festival Atelier-Filbleu et 3 éditions du festival Plumes Francophones, l’Association Filbleues à décidé de revenir à un festival interdisciplinaire. La prochaine édition du Festival International Les Lucioles Bleues sera donc à sa 7e édition et aura lieu à Lomé et Blitta, du 25 au 29 mars 2014, en collaboration avec le Festival du Film Documentaire de Blitta! Lire la suite

JOURNEE D’ETUDES SUR L’ŒUVRE DU DRAMATURGE TOGOLAIS SENOUVO AGBOTA ZINSOU

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imagesJOURNEE D’ETUDES SUR L’ŒUVRE DU DRAMATURGE TOGOLAIS SENOUVO AGBOTA ZINSOU
Co-organisation : Département de Lettres Modernes, Département d’Allemand (FLESH/Université de Lomé)
Partenariat : Association Filbleues
—————–
Lieu : DF DIFOP / Grand Amphithéâtre – Campus universitaire de Lomé, BP : 1515 Lomé
Date : 29 mars 2013
Thème : « Regard critique sur l’oeuvre de Sénouvo Agbota Zinsou » Lire la suite

Plumes Francophones, le rendez-vous: la dernière

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logo-plumes-francophones« Plumes Francophones, le rendez-vous. L’émission est finie avec le festival.  Pendant 10 jours, la journaliste de RFI Sophie Ekoué, assistée de Marthe Fare ont coaché Alexandrine Holognon, Edem Togbé, Daniel Amouzou-Lanta et Ella djanguenane, qui ont fait revivre le festival.

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Plumes Francophones, le rendez-vous Nro 10

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Originally posted on Quand les livres s'ouvrent:

2013-03-18 14.45.51Emission animée par Alexandrine Holognon. Avec pour invité du jour, Jeanette Ahonsou, romancière togolaise et auteure du roman "Le trophée de cristal"

Le débat du jour: "Quel est l’impact des centres culturels sur le développement de la culture?" Avec Zoul, Directeur du centre culturel Mitronunya et Edem Attiogbé directeur du Goethe Institut.

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Concert-party et concert acoustique à la clôture de Plumes Francophones

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jah_nConférence sur le concert-party, spectacle de théâtre, concert acoustique de l’artiste béninois Jah Baba, la clôture de la 3ème édition de Plumes Francophones aura été d’une rare densité, d’une rare qualité aussi. Lire la suite

Hommage au théâtre de Senouvo Agbota Zinsou

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ubt-Zinsou_01Le festival Plumes Francophones a choisi de rendre  hommage au fondateur du théâtre togolais, Senouvo Agbota Zinsou, le premier à inscrire le nom du Togo sur le fronton de la reconnaissance internationale. Lire la suite

Kouma Konda défie Plumes francophones !

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CIMG3442La délégation de l’Association Filbleues accompagnée de Deh Prosper et de Jeannette Ahonsou était en ce jour du 22 mars à kouma konda , une localité  située a 132 km de la ville de Lomé. Lire la suite

Septième émission de Plumes Francophones, le rendez-vous

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2013-03-16 15.08.36Bonjour à tous, bonjour à toutes.

Celui qui nous accompagnera tout au long de cette émission est aussi professeur de littérature à l’université de Rennes en France, SEWANOU Jean-jacques Dabla vient de faire paraitre aux éditions l’harmattan « L’ETERNITE MYTHIQUE », un recueil poème dans lequel l’auteur aborde le rivage de l’exil, du départ, du paysage intérieur tourmenté, tout ceci dans une langue française délicatement ciselée.

Le débat du jour opposera Prosper Deh, professeur de littérature et le dramaturge romancier, professeur de littérature comparée et de théâtre Kangni Alem, autour du thème où va la littérature togolaise ? Lire la suite

Guy Missodey critique d’Edem Kodjo, un homme, un destin

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Guy MissodeyPeut-être la première et vraie recension du livre, Edem Kodjo, un homme, un destin (Editions NEI CEDA/Frat-Mat) de Venance Konan, auteur et journaliste ivoirien. La présentation du livre faite au Goethe Institut par l’universitaire Guy Missodey a merveilleusement surpris le public, qui est sorti satisfait qu’on ait pu parler de manière  si objective et sans concession de l’homme qui a eu la plus brillante et plus longue carrière politique, qui voulait néanmoins  se dérober au jugement de l’histoire en essayant de se construire, à peu de frais, une image d’Epinal à travers un livre hagiographique. Guy Missodey n’a pas voulu de ce tour de passe passe médiatique, de cette posture médiatique un peu surfaite. Il a daubé Venance Konan, auteur d’un travail de "paresseux" et extrêmement bancal. Quant à Edem Kodjo, homme protéiforme, intellectuel et homme politique, il mériterait une VRAIE biographie.

Brillant et merveilleusement surprenant. Voici les attributs de l’exposé du livre Edem Kodjo, un homme, un destin, par l’universitaire Guy Kokou Missodey ce matin à l’Institut Goethe. Un seul regret : l’absence de l’objet du livre, Edem Kodjo en personne. Mais, qu’à cela ne tienne, son absence a peut-être délié les langues, libéré les paroles, et les mots pour asséner les vérités objectives sont aisément venues.

Pour éclairer la lanterne du lecteur, Edem Kodjo, 75 ans, a occupé ( et occupe peut-être puisqu’il a toujours deux pieds en politique comme edem-kodjo-venance-konan-grand prix-adelfconseiller politique du chef de l’Etat Faure Gnassingbé) la scène politique pendant très longtemps. Arrivé au Togo peu après le départ de Nicolas Grünitzky, deuxième président du Togo, Edem Kodjo est à l’origine de la fondation du RPT (août 1969), le parti unique qui a dirigé le Togo pendant plusieurs décennies  avant d’être aboli par Faure Gnassingné.  Il en fut le Secrétaire général (1969-1971), et ministre des finances, ministre des affaires étrangères dans les années 1979, gouverneur du FMI (1967-1973), rédacteur de la charte de la CEDEAO, avant d’aller diriger l’OUA (1978-1983). Revenu au Togo à la faveur des  soubresauts démocratiques, il fut deux fois Premier ministre, une première fois dans des conditions troubles sous le général Eyadema, une seconde fois dans des conditions encore plus troublantes sous Faure Gnassingbé, fils d’Eyadema. Il a la carrière politique la plus riche. C’est aussi un intellectuel de haut vol ayant écrit des ouvrages de référence sur le destin de l’Afrique. C’est donc un homme immense, très immense, une bonne matière, un sujet de journalisme et d’écriture passionnant.

La première surprise vient de Guy Missodey,  le présentateur, qui, il y a quelques mois, faisait un commentaire apologétique à la dédicace du livre à l’Hôtel Eda-Oba. Ce même Guy Missodey assumant parfaitement ses premiers propos faits dans un cadre de promotion d’un livre, se dédit en réalisant  un travail de maître, une recension digne d’un critique littéraire de ce nom. On boit du petit lait.

Il présente son exposé en trois parties :

  1. analyse du projet d’écriture de l’auteur;
  2. démarche d’investigation;
  3. analyse du résultat.

Selon l’universitaire  Guy Missodey, écrire est avant tout un projet, et dans le cas d’espèce il s’agit d’un portrait. Et il met en question ces considérations. Primo,

qui parle portrait nous conduit nécessairement à une dimension artistique et dans ce cas l’auteur est soumis à des contraintes dont la subjectivité, la création et la recréation.

Ces principes n’ont pas été respectés, le livre manque globalement de cette qualité littéraire qui fait d’une biographie une oeuvre d’importance littéraire .

Deuxio, pour l’exposant, Venance Konan s’est inscrit à écrire un livre à thèse, c’est-à-dire qu’il a voulu comprendre et répondre à cette question :

comment se fait-il qu’un homme d’une telle envergure n’a pas pu atteindre la dernière marche du pouvoir, c’est-à-dire dirigé le Togo en tant que président de la République?

Pour M. Missodey, l’auteur s’inscrit ainsi dans une démarche d’investigation. Et il a toutes les qualités intellectuelles pour réussir le projet : journaliste, écrivain, juriste, universitaire de formation, "tous les ingrédients sont rassemblés" pour faire un bon livre. Pourquoi alors l’auteur a-t-il échoué ?

Il ne fallait pas qu’il signe le livre!

Guy Missodey relève les faiblesses du livre : manque d’analyse critique des témoignages qui pourraient lui proposer des pistes pouvant l’amener à la rédaction de son projet. On assiste plus ou moins à une collecte d’informations par un journaliste qui ne s’est pas donné la peine d’appliquer les exigences journalistiques à ces matières, ce qui fait plus ou moins qu’on serait plutôt en présence d’un compte-rendu du quotidien Frat-Mat. Péremptoire, le présentateur assène:

Il y avait des témoignages "No comment" comme sur Euronews, à telle enseigne qu’on a l’impression que l’auteur prend trop de précaution. L’auteur se cache derrière les témoignages, à telle enseigne qu’à un moment donné, le livre risque d’être une compilation de témoignages. En ce sens, il ne fallait pas que Venance Konan signe le livre, car il n’y a pas un travail d’écriture et de réécriture.

Ce qui a conduit un participant à dire que tout se passe comme si Edem Kodjo avait donné la plume et le papier  à Venance Konan et lui a dicté le livre !!!

Des faiblesses relevées ça et là qui enlèvent presque tout intérêt à ce livre très attendu compte tenu de la dimension d’Edem Kodjo.

Néanmoins, le présentateur a relevé quelques anecdotes croustillantes ça et là qui donnent tout de même à ce livre un petit intérêt. Certains témoignages bruts laissent à penser ce que fut l’époque, les relations très étroites entre Eyadema et Kodjo. Car, à la lumière, on comprend que Edem Kodjo était séduit par Eyadema et que cette admiration d’un intellectuel de haut vol pour un soudard de la coloniale était des plus étonnantes. Il y en a d’autres comme ces bizarreries diplomatiques affichées par le Togo sur la scène internationale, cette  la volonté dont a fait le  Togo et décriée par les autres pays de ne pas soutenir la candidature d’Edem Kodjo ; les pitreries du ministre des affaires étrangères Akakpo-Ahianyo que  l’Ethiopien Mengistu Hailé Mariam qualifiait de sauvage ; les soûleries d’un Arap Moi blasé des problèmes continentaux alors qu’il était le président en exercice de l’OUA, etc…

Des révélations qui ne sauvent pas ce livre, conclut l’universitaire resté sur sa faim et applaudi par la salle. On est visiblement en face d’un livre constitué de matières brutes prêtes à être travaillées. Il s’agit donc d’un livre inabouti.

Nous sommes en face d’un sujet passionnant qui passionne le public togolais. Edem Kodjo vaut-il un autre livre ? Ne faut-il pas mieux, tout en leur jetant la pierre, que les journalistes togolais écrivent un jour la biographie d’Edem Kodjo ? Faut-il attendre que l’homme lui-même écrive ses mémoires ?

L’écrivain togolais Sami Tchak, loin du débat,  aurait pourtant aimé  y participer. Il a réagi sur Facebook de la plus belle manière quand un internaute faisait comprendre sa crainte de voir l’ancien deux fois Premier ministre et ex-secrétaire général de l’OUA n’écrire  jamais ses mémoires. Selon cet internaute, l’ancien Premier ministre, 75 ans,  peine à quitter la scène politique,  et reste toujours en embuscade, en réserve de la République. L’internaute:

 Sami, je crois là également que tu es très poli voire diplomate. Kodjo a besoin d’un regard autre sur lui, un vrai regard sans concessions. Je ne crois pas qu’il écrive ses mémoires. Ceux qui le font ont leur carrière derrière eux, Kodjo n’a jamais quitté la scène, il veut toujours y être.

Voici la réaction de Sami Tchak.

Sami TchakJe le sais, mais conduire des hommes de sa trempe à nous faire des promesses, c’est aussi nous donner le droit de leur demander des comptes. Edem sait que chaque fois que nous nous rencontrerons, il y aura dans nos discussions la question de ses mémoires. Je ne pars pas d’emblée de l’idée qu’il ne le ferait pas, mais qu’il peut le faire et attendre sa mort pour qu’ils soient publiés, ce qui a d’ailleurs été le cas de beaucoup d’hommes et de femmes politiques, de personnes d’un certain statut. Si nous n’exigeons rien et partons d’emblée de l’idée que parce qu’un homme ne quitte pas la scène politique il n’aurait pas le courage de jeter un regard d’analyse et de critique sur son époque et sur lui-même, alors nous devenons complices de ce qui nous semble incurable: le silence des hommes et des femmes qui ont façonné nos destins en gérant nos nations. Si j’avais l’opportunité d’approcher n’importe quel homme politique de cette catégorie, même beaucoup plus jeune d’Edem, Faure, des hommes et femmes politiques plus jeunes que moi, je leur aurais systématiquement demandé d’écrire avec courage sur ce qu’ils ont fait, vu, entendu, de nous donner à lire, à comprendre les intrigues dont ils ont été des acteurs, des victimes. Il y a des chaînes de transmission qui manquent dans nos sociétés, et chaque génération semble devoir tout reprendre à zéro même au niveau de la pensée politique. Ailleurs, même de ce que fut Hitler, de ce qu’il a fait, de sa pensée, on tire des leçons qui font avancer les nations. Il y a aussi un véritable problème dans nos sociétés: tu pars de l’idée qu’Edem Kodjo n’écrira jamais ses mémoires, mais tu ne te poses pas une autre question, à savoir, pourquoi nos journalistes ne font pas des enquêtes pour des biographies non officielles? Est-ce impossible de rencontrer des hommes et femmes capables de parler d’Edem Kodjo? Est-ce impossible de mener une enquête patiente, au Togo et dans d’autres pays, au sujet d’un homme aussi public à l’exceptionnelle longévité politique? Peut-être que si nous attendons des confessions, en effet, tu as raison, elles ne viendraient pas. Mais ce que l’on sait des hommes et femmes politiques dans d’autres sociétés, c’est ce que des hommes et des femmes dont c’est me métier ont pu nous en révéler à partir de patientes et rigoureuses investigations de plusieurs années. Un homme politique a beau vouloir protéger ses arrières, il vit nu la plupart du temps, car sa vie se déroule dans un milieu où il se fait forcément des ennemis. Sans oublier que ses "amis" peuvent être les plus diserts au sujet de ses ombres.

Dont acte.

T.F

Conférence: Une littérature togolaise à la croisée des chemins

Vedette

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La littérature togolaise monte en quantité et en qualité, mais l’édition et la critique demeurent ses faiblesses,  lourd handicap pour son envol véritable.

VLUU L200  / Samsung L200La littérature togolaise existe bel et bien, en tout cas celle en langue française ; elle est même écrite en plusieurs langues dont l’italien et l’anglais. Sa naissance remonterait même en 1929, année de L’Esclave de Couchoro (grande querelle entre Togolais et Béninois sur cet auteur). Finie donc la polémique insidieuse de Kossi Efoui sur l’existence d’une littérature africaine et partant togolaise. Unanimisme. Le sujet d’actualité c’est de connaître la destinée d’une telle littérature, justement le thème de la 3ème conférence de Plumes Francophones : Où va la littérature togolaise : production, réception et questions de genre. Une conférence animée par des universitaires Jean-Jacques Dabla, Koffi Anyinefa, Prosper Deh et Kangni Alem. Un plateau assez relevé, tous les conférenciers sont auteurs, essayistes, ayant écrit un ou plusieurs ouvrages sur la littérature africaine ou togolaise.

Longtemps reléguée à la marge de la littérature africaine avec la publication d’une poignée d’auteurs, la littérature togolaise connaît une émergence depuis le début des années 1990.  Des auteurs reconnus à l’étranger par des prix (Sami Tchak, Kossi Efoui, Edem Awumey, Kangni Alem) participent de cette renaissance tandis que d’autres  en Europe et aux Etats-Unis publient dans d’autres langues, même s’ils sont très peu ou pas du tout traduits en français. A l’intérieur du Togo, on constate également l’arrivée de jeunes auteurs, la production d’œuvres de qualités diverses, parfois franchement très médiocre.  Sur ce point précis, Kangni Alem suggère à la nouvelle Association des écrivains togolais (AET) la création d’une revue de littérature pour aider à l’émergence de jeunes auteurs. Pour l’auteur de Cola Cola Jazz, c’est souvent par ce canal- notamment celui de la Revue Noire et Le Serpent à Plumes-  que de nombreux auteurs togolais ont été détectés par de grands éditeurs en France. Reste à savoir, si l’AET peut relever un tel défi.

D’où la question problématique de l’édition.  L’édition reste le talon d’Achille de cette littérature montante et une réforme indispensable enraierait   une production en deçà des attentes. Deux maisons d’édition occupent le haut du pavé. La très volontariste quoique peu professionnelle Awoudy (un catalogue relevé après quatre années d’existence) et la professionnelle et moins ambitieuse Graines de pensées dont le public attend un relèvement du niveau de l’édition. Pour l’instant, l’édition joue dans le registre du droit d’auteur, toute la machine commerciale n’est réellement pas mise en œuvre pour la promotion de l’auteur. Les livres sont produits et très peu connus, même si on évolue dans un environnement culturel caractérisé par l’absence d’une volonté publique quant à la promotion du livre et de la lecture. En ce sens, les conférenciers et les participants ont déploré la non-application de la ratification de l’Accord de Florence sur la circulation des biens culturels et scientifiques.

Un autre défi à relever pour la littérature togolaise reste celui de la réception, surtout la critique journalistique et universitaire. Sur ce plan, le registre est presque désert. La critique journalistique, parfois promotionnelle, ne manque pas en ce qui concerne les œuvres publiées en France ou à l’étranger, mais, sur le plan national, il n’y a aucune institution existante. La presse déjà pauvre en qualité demeure très déficitaire quand il s’agit de relayer les productions littéraires.

La critique universitaire  au Togo est pointée du doigt en ce domaine par Koffi Anyinefa du Collège Haverford, Etats-Unis. Une fainéantise et un manque de passion sont à la base de l’absence d’études sur les œuvres togolaises. La plupart des universitaires veulent avoir un intérêt matériel ou pécuniaire avant de réaliser des études sur les auteurs togolais. Conséquence : Kossi Efoui est le seul auteur qui rassemble la grande partie de la critique universitaire sur la littérature togolaise. Son théâtre et son roman relèvent d’un grand intérêt pour la critique universitaire en France. On peut également citer Sami Tchak sur qui vient d’être fait un essai. Mais d’une manière générale, la critique est quasi absente voire déserte en ce qui concerne la littérature togolaise. Il en est de même de la traduction de nombreuses œuvres togolaises écrites dans des langues étrangères.

Koffi Anyinefa et Kangni Alem en appellent à un sursaut dans ce domaine. Seront-ils entendus ?

T.F

À la rencontre de trois icônes de la littérature togolaise

Vedette

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Sophie Ekoué  et Kangni Alem étaient hier 19 mars au Collège Saint Joseph où l’Association des Anciens Élèves dudit collège et les jeunes élèves de cette année l’ont accueilli comme une "icone" du journalisme togolais . Il est vrai, leur a dit sophie Ekoué, qu’une femme noire journaliste de talent reconnu comme tel, a du travaillé deux fois plus que les autres parce qu’on lui en demande toujours plus pour tester sa capacité et son efficacité dans le domaine journalistique.

Elle leur a aussi dis  que le jour où l’on accepte ce que l’on veut on l’obtient et que le journaliste parce qu’il est condamné à l’excellence doit avoir des principes,de la volonté et du caractère s’il veut réussir dans son métier sans oublier qu’il doit impérativement avoir une bonne connaissance de la langue et avoir beaucoup de culture.

IMG_0069Claude Tis Assiobo  a lui aussi présenté son roman Le pêcheur de sirène au Collège Destinée ce matin. Après avoir lu un extrait de son roman il a raconté aux élèves comment il est arrivé a l’écriture. Il leur a expliqué comment l’écrivain voyait au delà du visible.En évoquant les difficultés que rencontrent la publication des oeuvres littéraires au Togo il a relevé  l’apport de l’état aux jeunes artistes togolais.

L’après-midi Amoussa Koriko alias AK Abram’s était au Lycée de Nyékonakpoè où il a jadis fait ses études. Il a dévoilé les raisons pour lesquelles il a écrit sa pièce L’ombre d’une nuit tout en expliquant les motivations de la notion de religion dans la pièce puisqu’il ne s’identifiait ni au Christianisme ni à l’Islam qui étaient pourtant les deux religions de son enfance. La lecture de quelques extraits de la pièce ont contenté les élèves qui ont exprimé le besoin d’étudier désormais des auteurs togolais.

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Sixième émission de Plumes Francophones, le rendez-vous

Vedette

2013-03-18 14.45.51Vous êtes les bienvenus dans ce cinquième numero de « Plumes francophones, le rendez vous » et nous sommes en compagnie de kossi Assou, qui est plasticien, designer, entrepreneur culturel et il est notre invité.

Quel est l’etat de l’édition togolaise ? quels services nous offres nos maisons d’éditions ? c’est le thème du débat. Guy Missodey, critique littéraire et professeur au departemant des lettres modernes à l’université de lomé et Mawousse Heka, directeur des éditions Awoudi seront avec nous pour en débattre. Lire la suite

Débat: Y a-t-il une poésie togolaise?

Vedette

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La poésie togolaise existe-t-elle ? Peut-on réellement parler de poètes, de poésie au Togo ? Les questions qui fâchent n’ont pas manqué de s’inviter à la première conférence au programme de la 3ème édition de Plumes Francophones. Et pourtant le thème, "Présence des femmes dans la poésie togolaise", n’est pas "explosif" et semble un tantinet anodin. Le profil des conférenciers laissait peut-être présager des exposés assez fouillés et techniques, pas le souffre. Le plateau est tout riche.

VLUU L200  / Samsung L200Il y a tout d’abord Marie Ketline Adodo,  technicienne de la communication et "poète". Et pas n’importe laquelle: elle  est même une experte pour avoir écrit Le Planteur de virgules, Guide pratique pour l’atelier d’écriture poétique, un ouvrage didactique sur l’enseignement de la poésie,  très recherché  mais disparu des rayons des bibliothèques  et… des librairies.  Il y a également la très fouillée Etude sur la poésie, la tradition orale et la littérature au Togo. En  tant que poète, elle est auteure d’Au clair de mon âme (Ed. HAHO, Lomé, 1998, Préface de Stanislas Spero Adotevi ) et Entre toutes les femmes (Ed. Nouvelle Pléiade, Paris, 1999, Préface de Vital Heurtebize). C’est dire que la sémillante Ketline Adodo est comme un poisson dans l’eau quand elle parle de poésie togolaise.

Ensuite, Mme Akakpo  Claudine Assiba est la seconde femme sur le plateau. Journaliste, directrice de l’ATOP (Agence togolaise de presse), plusieurs fois lauréate de prix journalisme, elle est "poétesse" et auteur d’un premier recueil, Cris de Hoingni. C’est l’une des femmes les plus en vue du pays en matière de progrès et d’émancipation de la gent féminine.

Enfin, Dieudonné Ewomsan, un autre poète auteur de trois recueils, est le modérateur de cette conférence. C’est dire le sérieux qui anime les organisateurs…

De la conférence se dégage un accord unanime des exposants sur les différentes acceptions du thème, exception faite du terme "poétesse" que récuse Mme Adodo, qui lui préfère le terme "poète". Pour elle, la poésie est androgyne, elle viendrait même de la femme par allégorie au récit génésique biblique : Eve,  symbole de la femme chercheuse du savoir et de la connaissance et donc poète dans l’âme, s’oppose à Adam, symbolique de la mentalité servile chez l’homme, de l’obéissance aveugle à Dieu.  Mme Ketline Adodo conclut d’ailleurs cette petite mésentente de la guerre des sexes du mot par cette sentence lourde de sens : "Les hommes partent en poésie par ce qu’ils ont de féminin en eux" !

De son côté, Assiba Akakpo, sans être vraiment persuasive, et plus par souci de marquer  la présence des femmes dans un domaine dominé par les hommes, préfère le terme "poétesse".

Une poésie sauvée par les thèmes

Le limon de la conférence aura été tout de même la présentation de Mme Adodo qui ne s’est nullement contentée de disserter sur les thématiques  jalonnant la poésie togolaise.  La condition féminine, la paix, l’amour, quête identitaire, empreignent  la poésie de ces poétesses togolaises, ces "militantes avec des armes à la finalité pacifique".

Néanmoins, selon Mme Adodo, on n’est en présence d’une poésie sauvée par les préoccupations, comme le récit vient souvent au secours d’un mauvais roman. La poésie togolaise serait donc pauvre et très lacunaire de cette forme qui définit d’abord la poésie comme la magie des mots. La poésie est culte du verbe, elle est ce langage mythique balloté entre le sens et la forme. Un espace de liberté qui permet des constructions par l’usage efficient des figures de style. Et dans le cas de la poésie au Togo, il y a ce jeu constant entre la forme et le sens qui reste absent, que le lecteur peine à décourvir. On demeure dans un lieu commun de bonnes phrases et de bonnes intentions.

Une pauvreté de la langue qui laisse la poésie togolaise en arrière-plan et nos poètes comme  des gens de la périphérie, des épateurs de la galerie, qui se contentent de porter de porter le titre comme ces généraux d’opérette portent leurs médaillons. Il y a même beaucoup d’auteurs qui maîtrisent très peu les techniques rédactionnelles et qui croient  faire œuvre de poésie alors qu’ils… La poésie a des exigences dont on ne saurait se soustraire. Même les vers libres ont des exigences, a-t-elle souligné.

Si la conférencière est plutôt "main de fer dans un gant de velours",  assénant ses critiques par paraphrase sans choquer personne, un participant est allé jusqu’à mettre le doigt sur la plaie en mettant en doute l’existence même de la poésie togolaise…tout comme Kossi Efoui s’amusait comme un mauvais garnement en déclarant que la littérature africaine n’existe pas! La poésie togolaise existe-t-elle ? Une question qui fâche. Qui a eu le don  de  faire sortir de ses gonds la nouvelliste et militante des droits de la femme, Mme Rita Amendah. Sans plus. La réalité est indéniable, s’il faut appeler un chat un chat, faut-il s’interdire d’appeler la poésie togolaise une poésie médiocre ? Une ouverture au monde a aussi ses exigences, et on ne saurait tolérer la médiocrité, et dire sottement que le label qualité consacré aux oeuvres littéraires éditées à l’étranger (France surtout) ne signifie pas que celles éditées à l"intérieur n’ont aucune qualité.

Mme Adodo souligne les causes d’une telle situation : l’éducation et une édition peu sérieuse. La faiblesse structurelle des maisons d’édition n’est pas de nature à aider les créateurs à créer des œuvres dignes littéraires dignes de ce nom. Il faudra commencer à refuser d’éditer certaines œuvres et ne pas être regardant sur l’argent des créateurs pour les aider à mieux travailler les textes, selon la présentatrice, qui pointe du doigt les maisons trop laxistes, plutôt jouant le rôle d’imprimeur que d’éditeur. Il en est également de la critique qui se prélasse dans une attitude complaisante, dangereuse pour tout progrès dans le domaine.

Une situation qui appelle à repenser l’existence même de l’édition au Togo caractérisée à la fois par une absence choquante de ressources humaines et financières.

Mais une réforme de l’édition serait juste un cautère sur une jambe de bois si on ne revoit pas l’enseignement du français même à l’école. Selon Mme Adodo, les lacunes profondes de la littérature togolaise sont à voir du côté de la maîtrise de la langue française et par conséquent  son enseignement.  Elle pointe du doigt la réforme scolaire de 1975 qui "n’a pas su ou du moins n’a pas pu communiquer aux élèves le goût de la lecture et de l’écriture". Une réforme qui donne "la priorité à l’oralité sur l’écrit à l’école qui est même l’univers de l’écrit".   Ce qui a conduit à l’appauvrissement de la langue française à l’école. La conférencière propose donc l’enseignement de la poésie à l’école, notamment dans les basses classes,  ce qui passe par la formation des enseignants, mais également une révision de l’enseignement du français à l’école.  Le français étant la langue d’apprentissage à l’école et d’ouverture à l’universalité, pourquoi donc ne pas apprendre à l’écrire correctement ? D’une manière générale, selon Mme Ketline Adodo, pour sauver la poésie, il faut une politique de formation à la base qui passe par la lecture et l’appropriation de l’écriture et une bonne pratique de l’oralité. Il faut revoir donc l’enseignement de la poésie, de la tradition orale et de la littérature à l’école du Togo. Et ça commence dans les basses classes du cours primaire.

T.F

Qui a dit qu’ils ne lisent pas ?

Vedette

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image de notre bibliothèque

image de notre bibliothèque

Ces élèves ne cessent de nous talonner pour découvrir notre bibliothèque, dès que l’occasion leur a été donnée, ils nous ont démontrés qu’ils aiment lire : les bandes dessinées, les livres de contes, les livres pour enfant. Ils ne lisent que ce qu’ils aiment ; donnons leur ce qu’ils aiment et après ils liront facilement ce qu’ils doivent lire ou encore ce qu’on souhaiterait qu’ils lisent. Donnons-leur la chance de lire en y créant de l’animation autour. Je me rappelle de cette émission radiophonique sur la radio Lomé, « lire est un plaisir » où l’animateur prenait du plaisir à nous faire écouter des extraits de textes. Il nous a donné envie de lire et d’aimer les livres. C’est un devoir pour nous d’en faire autant à nos jeunes frères et sœurs.

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LA RADIO DU FESTIVAL 24 MARS 2014

Vedette


IMG_0142Lundi 24 Mars, dernier jour du festival Les Lucioles Bleues. je reçois Cham Eric, chargé de la communication du festival pour faire le bilan de cette 7ème édition.
Un autre bilan, c’est celui de la radio du festival, l’équipe en entier est avec moi au studio
Le livre du jour Tolo-tolo , un album illustré de Gnim Atakpama, publié aux éditions l’Ecole des loisirs. c’est une histoire d’amitié entre un petit garçon et son dindon, c’est Géneviève Kpognon qui l’a lu.
En fin d’émission, nous aurons le bêtisier des coulisses de la radio du festival.
Bonjour et bienvenue dans le tout dernier numéro des Lucioles Bleues, le rendez- vous.

LA RADIO DU FESTIVAL DU 23 MARS 2014

Vedette


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Dimanche 23 Mars 2014, nous sommes dans la radio du festival sur les ondes de Radio Lomé.
Au sommaire de cette émission,
La phrase du jour avec Ella Djanguénane
Au rythme des mots, un extrait du recueil de poème Champs de Ronces de Jean David Messangan, publié aux éditions mon Petit Editeur.
Reportage sur l’exposition intitulée déconstruction harmonique avec l’artiste plasticien Léopold Ankudé dit Laka
Nawir de Koffi BOKO fera l’objet de la rubrique le livre du jour lu par Mariwanu Assirou. et l’nvité du jour Chris Edgar Locoh
Bonjour et bienvenue à tous

Deux espoirs de la littérature, Anas Atakora et Kofi Boko

Vedette

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De gauche à droite, Anas Atakora, Souley GBeto, Kofi Boko

De gauche à droite, Anas Atakora, Souley GBeto, Kofi Boko

Deux espoirs de la littérature togolaise ont été passés sous les fourches caudines du petit public d’Hakuna Matata, ce 22 mars de 16 à 18H. Anas Atakora et Kofi Boko, retenez bien ces noms ! Lire la suite

Café littéraire : Deux poétesses et un dramaturge sous le regard du public

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De gauche à droite, M. Koshi Akoubia, Mme Patricia Siliadin, M. Assiobo Tis, Mme Claudine Akakpo

De gauche à droite, M. Koshi Akoubia, Mme Patricia Siliadin, M. Assiobo Tis, Mme Claudine Akakpo

Deux poétesses et un dramaturge ont parlé de leurs œuvres au public. On note que dans l’ensemble l’engagement a pris le pas sur la qualité, et que les auteurs se préoccupent très peu de l’esthétique. Lire la suite

DE HAKUNA MATATA AU GOETHE INSTITUT !

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hakunaLes activités de la journée du samedi 21 mars ont fait se déplacer un nombre impressionnant de personnes ; tous ces hommes de lettres et ces amateurs de culture n’ont pas hésité à participer à nos cafés littéraires qui se sont déroulés d’abord au Centre culturel Hakuna Matata puis à l’Institut Goethe. Lire la suite

LA RADIO DU FESTIVAL DU 22 MARS 2014

Vedette


Pour cette deuxième journée du festival, Je reçois le président de l’association des écrivains gabonais, Eric-Joël BEKALE,
DSCN6503Il est romancier nouvelliste, conteur et poète
Notre livre du jour est l’essai "Aux noms de la vie" de Sophie Ekoué, paru aux éditions Afromundi c’est Ange Bijou Noményo qui l’a lu.
Gabriel Adigbli et Géneviève Kpognon ont suivi hier l’auteur David Kpelly au collège la destinée, nous en saurons plus dans leur reportage. Lire la suite

Des élèves de CM2 courent à la bibliothèque Café curieux après la séance de conte jeunesse

Vedette

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Gnim Atakpama devant les élèves de Sainte-Carole

Stan Amétépé Nouloloe, le président de "Café curieux", une curieuse association culturelle- en effet-  œuvrant pour la culture de proximité, a eu la surprise de sa vie. Vendredi dernier, à 15 heures, quand il allait sortir, les élèves de la classe de CM2 de l’école primaire privée Sainte-Carole  frappent à la porte de la Bibliothèque Café Curieux de Bè-Kpota. Lire la suite

LA RADIO DU FESTIVAL DU 21 03 14

Vedette


DSCN0024Le festival Les Lucioles Bleues démarre aujourd’hui et dans la radio du festival, je reçois le directeur artistique Kangni Alem, auteur, dramaturge, professeur à l’université de Lomé pour éplucher tout le programme de cette 7ème édition.
Nigrigudja, une pièce théâtrale de Koshi Akoubia publié aux éditions l’Harmattan est notre livre du jour c’est Gracia Amah qui l’a lu.
Dans la rubrique au rythme des mots, nous écouterons des extraits du recueil de poèmes " Mon pays ce soir" de l’auteur ivoirien Josué Guébo
La phrase du jour nous sera donnée comme toujours en fin d’émission par Ange Nomenyo

Filbleu 2014 commence avec Jazz et vin de palme !

Vedette

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festivalLes ateliers de poésie et de nouvelles, les rencontres d’auteurs avec les élèves, ont bien commencé très tôt dans la matinée de vendredi. Mais la cérémonie d’ouverture fut quand même le clou d’un festival qui a débuté, dans la soirée, sur une note de jazz ! Fallait pas zapper! Mille regrets aux absents ! Lire la suite

FILBLEU 2014: UN DÉMARRAGE REUSSI

Vedette

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Ça y est ! La 7e édition du festival international "Les Lucioles Bleues" a été déclarée,  ouverte par la ministre de la communication , de la culture , des arts et de la formation civique , Mme Kouméalo ANATE , cet après-midi au centre culturel Filbleues-Aréma. Lire la suite

LA RADIO DU FESTIVAL DU 20 MARS 2014

Vedette


DSCN0033Bonjour,
20 Mars, journée de la Francophonie, je reçois le directeur Du bureau régional de l’organisation internationale de la Francophonie, Tharcisse URAYENEZA, il est aussi romancier, auteur de "Le voleur de rêves" paru aux éditions Bénévent et "La beauté du hasard" publié chez Beaurepaire. Lire la suite

LA RADIO DU FESTIVAL EMISSION DU 19 MARS 2014

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LA RADIO DU FESTIVAL EMISSION DU 19 MARS 2014 Lire la suite

" LA RADIO DU FESTIVAL " A DÉMARRÉ!

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Alexandrine HolognonC’est un réel plaisir de vous savoir toujours aussi nombreux à nous suivre, depuis la première édition de ce festival , riche en découvertes, riche en expériences et surtout en couleurs. Pour cette 7ème édition 2014, nous vous proposons un vaste programme sur la littérature et le cinéma au Togo. Le coup de sifflet a été donné ce Lundi à 11h sur Radio Lomé, à travers l’émission " Les Lucioles Bleues", initiée par Sophie EKOUE. Lire la suite

Le programme définitif du festival

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cropped-logo_les-lucioles-bleues.jpgVous pouvez dès à présent télécharger la version définitive du programme de la 7e édition de Filbleu. Nous vous attendons à l’ouverture du festival le 21 mars au Centre Culturel Arema-Filbleu, ainsi que pendant les jours à venir dans les autres lieux de la programmation. Ne ratez pas nos cafés littéraires, ne ratez pas Noliva, ne ratez pas l’expo de Laka. Suivez-nous à BLITTA si le coeur vous en dit. Faites-votre programmation. Bon festival à tous!Festival Lucioles Bleues_Catalogue 2014

Gina de Fanti, premier roman, premier festival

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fantiDans un café littéraire, la biographie d’un auteur compte peu. Ce qui intéresse le public, c’est de partager la passion littéraire de l’auteur. Son amour pour les mots, les histoires. Nul doute que Gina de Fanti, auteure d’un premier roman chez L’Harmattan saura vous faire partager sa passion. Retrouvez-la le samedi 22 mars 2014 à partir de 19h à l’Institut Goethe de Lomé, en compagnie de Eric-Joel Bekale et Macy Mensah-Pierucci.  Lire la suite

Appel à candidature pour l’atelier de poésie animé par Josué Guébo

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guebo2Le poète ivoirien Josué Guébo animera du 21 au 24 mars 2014 un atelier d’écriture poétique, en collaboration avec le Fonds d’Aide à la Culture du Togo et le festival International Les Lucioles Bleues. Tout amateur de poésie désireux de participer audit atelier est prié de soumettre sa candidature par mail à l’organisation de Filbleu à l’adresse suivante: festival.plumesfrancophones@gmail.com Lire la suite

Filbleu 2014: Sekou Kadjangabalo ou le retour au théâtre

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SEKOUGOODDans les années 90, il avait fait parler de lui dans le milieu restreint des dramaturges du renouvellement du genre. Une pièce inédite dont plus jamais il ne parlera, et que l’on cite dans dans certains articles sur le théâtre togolais. Les années ont passé, puis soudain, voici l’homme de retour, avec une pièce cette fois-ci éditée mais pas jouée. En attendant de retrouver Sekou à l’Institut Goethe lors du café littéraire que le festival organise en son honneur, nous vous proposons une lecture de sa pièce, La folie de SaloméLire la suite

Filbleu 2014: le théâtre selon Apedo-Amah!

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apdoCritique de théâtre reconnu, enseignant de sémiologie théâtrale durant des années à la fac, Ayayi T. Apedo-Amah se lance dans l’écriture de sa première pièce de théâtre. Aucune représentation à ce jour de son théâtre, mais l’occasion est trop belle pour ne pas rater le débat avec l’homme sur sa conception du théâtre et la pratique de celui-ci. Notez dans vos agendas le café littéraire du samedi 22 mars 2014, et lisez la présentation de sa pièce Un continent à la mer par Anas Atakora. Lire la suite

Filbleu 2014: à la découverte du poète Anas Atakora

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monts-et-rc3aaves-3Il présentera ses deux recueils de poésie durant le café littéraire qui aura lieu au Centre Culturel Hakuna Matata le Samedi 22 mars 2014. Nous vous invitons à découvrir son premier recueil chroniqué par J.J. Dabla sur le site du Prof. Anyinefa de l’Université de Haverford: http://togolitteraire.haverford.edu/LE_TOGO_LITTERAIRE/ATAKORA,_A..html Lire la suite

Filbleu 2014: les invités de la 7e édition

Vedette

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LES AUTEURS INVITES

Auteurs venant de l’étranger

1)       Josué GUEBO, Président de l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire (RCI)

2)       Joël-Eric BEKALE, Président de l’Union Nationale des Ecrivains du Gabon (Gabon/Suisse)

3)        Michel CADENCE, Directeur des Editions Ndzé (France)

4)       Sophie EKOUE, Ecrivain, journaliste et formatrice (France)

5)       David KPELLY, Bamako, (Mali)

Auteurs et artistes vivant au Togo

6)       Assiba Claudine AKAKPO (Cris de Hoingni)

7)       Togoata APEDO-AMAH (Un continent à la mer, éditions Awoudy)

8)       Anas ATAKORA (Partir pour les mots, Monts et rêves, éd. Awoudy)

9)       Koffi BOKO (Vies et ombres, Nawir)

10)   Gina de FANTI, Rose est la couronne d’épines (éd. L’Harmattan)

11)   Macy MENSAH-PIERUCCI, … Et le jour vient (éd. Graines de Pensées)

12)   Sylvestre GBETOULA (Guide des informations pratiques de vie, tomes I et II, La Semeuse)

13)   Jean-David MESSANGAN (Champs de ronces, poésie, éd. Mon Petit Editeur, Paris, 2012)

14)   Daniel LAWSON-BODY (Peu d’épouses s’appellent Astrid, Haho, 2013)

15)   Chris Edgar LOCOH (Cunie, éd. L’Harmattan)

16)   Patricia SILLIADIN (Quête d’équilibre)

17)   Gnimdéwa ATAKPAMA (Sauve-Souris, éd. L’Ecole des Loisirs)

18)   Sékou KADJANGABALO (La folie de Salomé, éd. Awoudy)

19)   Koshi AKOUBIA (Nigrigudja, Djagudu, éd. L’Harmattan)

20)   Léopold ANKUDE dit LAKA (artiste plasticien)

David Kpelly: blogueur et mangeur de lucioles

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Kpelly-300x290Quand il n’écrit pas des lettres ouvertes aux hommes politiques sur Internet, le Togolais de Bamako, David Kpelly écrit des livres. Heureusement. Né en 1983 à Tsévié, au sud du Togo, Yao David Kpelly vit, étudie et enseigne le Marketing et la Communication à Bamako, au Mali. Il signe des contributions dans des journaux en ligne comme koaci.com, icilome.com, togocity.com.  Auteur de quatre recueils de nouvelles, il est lauréat du Prix littéraire France-Togo 2010 et du Prix de la meilleure nouvelle de langue française du Festival international Plumes francophones (Lomé) 2012. Il participera à un café littéraire aux côtés du romancier Daniel Lawson-Body et rencontrera les élèves togolais durant sa participation au festival Filbleu 2014.

Ses livres, publiés chez Edilivres: Apocalypse des bouchers, Le gigolo de la réforme, L’Élu de la réforme, Le fratricide de la réforme.

Togo: Festival international Filbleu – Les couleurs de la 7ème édition annoncées

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blittaLomé et Blitta comme ports d’attache, changement de nom de la manifestation et plusieurs innovations attendues. Ce sera le décor que présentera la 7ème édition du Festival international Filbleu, autrefois festival de littérature Plumes Francophones, ou encore festival-ateliers Filbleu. Selon l’annonce faite par l’Association Filbleues au travers d’un communiqué signé par le directeur du festival, Cyriaque Noussouglo, l’édition de cette année aura lieu du 21 au 24 mars prochain et aura pour thème, « Un demi-siècle de cinéma et de littérature ». Lire la suite

Filbleu 2014: Daniel Lawson-Body, chasseur de récit!

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DB-1Professeur de théorie littéraire, Daniel Lawson-Body est un romancier qui ne laisse pas la critique locale indifférente. Il faut dire que l’homme n’a pas froid aux yeux et assume ses choix esthétiques, tous ses choix esthétiques. De quoi promettre un café littéraire des plus savoureux autour de son dernier roman, Peu d’épouses s’appellent Astrid (Lomé, Haho, 2013), le lundi 24 mars 2014 au Centre Culturel Hakuna Matata, de 16h à 18h.

Ne ratez pas son duo avec l’autre provocateur de talent, David Kpelly!dan

Chris-Edgar Locoh, l’homme qui écrit comme plus personne ne le fait

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CunieQuand on le lit, sa prose respire parfois le 17e siècle. Cunie est un roman hors du temps et miraculeusement dans le temps. Phrases belles, aux périodes ciselées. Ce jeune homme surprend, car il écrit comme plus personne ne le fait, sauf à le faire délibérément. Sa maîtrise du roman épistolaire va de pair avec le jeu sur les langages du siècle où il vit: langage SMS, conversations téléphoniques… Lire la suite

Jean-David MESSANGAN: « Mes journées comptent plus de 24 heures »

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messanganUn poète nouveau dans le champ poétique togolais. Invité de Filbleu 2014, Jean-David MESSANGAN travaille loin de la poésie à la à la Direction de la Statistique, de la Recherche et de la Planification. Mais comme il aime à le répéter;, "mes journées comptent plus de 24h". Heureusement. On espère découvrir davantage le poète lors du café littéraire qui sera consacré à son receuil publié à Paris, et certainement lors de la journée d’études du Département de Lettres Modernes le 24 mars 2014 sur le thème "Voie et voix du slam et de la poésie au Togo". Le temps de faire un bilan critique de la poésie, genre que certains confondent allègrement avec le slam. Il n’y aura pas que des paroles poétiques ce jour-là!

Pour commander le livre, introuvable sur le marché togolais: http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748398632

Josué Guébo, invité de la 7e édition de Filbleu

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GueboJosué Guébo n’a rien d’un mec déprimé.  Non, l’homme que j’ai rencontré au salon du livre est un personnage engageant et joyeux. Sa poésie, elle, est plus nerveuse. Ce qui n’a rien de surprenant quand on songe que le recueil Mon pays, ce soir exprime le regard de cet intellectuel sur les événements qui ont secoué son pays (la Côte-d’Ivoire) ces dernières années. Lire la suite

Leopold Ankude (alias Laka) expose au Festival Les Lucioles Bleues

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Laka1Dans le cadre de la 7e édition du Festival International Les Lucioles Bleues et en partenariat avec le Centre Culturel Hakuna Matata, LAKA exposera du 21 au 24 mars à Hakuna Matata sur le thème "La déconstruction harmonique."

Un des peintres majeurs de la nouvelle génération, Laka, de son vrai nom Ankude Kossi K. Leopold, est ne le 02 Août 1970 a Lomé (Togo). Titulaire d´un DEUG en Economie de l´Université de Libreville (Gabon), il y débute sa carrière artistique en 1993. Lire la suite

Le Groupe Noliva à la 7e édition des Lucioles Bleues

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nolivaLe groupe NOLIVA est né d’une rencontre fortuite entre plusieurs musiciens invités à participer à la production du premier album d’un autre musicien, Jacky CLARA en 2009. A l’issue de cette collaboration est née l’idée de créer un groupe pour se retrouver et jouer ensemble. Depuis, NOLIVA a fait du chemin sur la scène jazz du Ghana. Depuis leur participation en 2012 et 2013 aux Journées Internationales du Jazz, la musique de NOLIVA a beaucoup évolué, incorporant plus de sonorités et de chansons africaines aux autres influences déjà assumées. Lire la suite

Filbleues 2014 ou le retour des Lucioles Bleues

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lucioles1Toute l’équipe du Festival International Les Lucioles Bleues est heureuse de vous annoncer la tenue de la 7e édition du festival Filbleues (ex Plumes Francophones, ex. Festival-Atelier Filbleues). Elle aura lieu du 21 au 24 Mars 2014 à Lomé et à Blitta (en partenariat avec le Festival du Film Documentaire de Blitta). Le thème de la 7e édition: "Un demi-siècle de littérature et de cinéma". Parmi les auteurs invités cette année figurent l’ivoirien Josué Guebo, le Gabonais Eric-Joel Bekale, le Béninois Florent Couao-Zotti, les Togolais Chris-Edgar Locoh, Koshi Akoubia, Anas Atakora, Siliadin, Daniel Lawson-Body, … entre autres. La radio du festival sera, comme en 2013, animée par la journaliste et formatrice Sophie Ekoué, sur les ondes nationales de Radio-Togo en duplex avec une radio privée de la place. La programmation qui sera bientôt dévoilée au public réserve également une place importante à la musique du groupe togolais NOLIVA, basé au Ghana…
Les Lucioles Bleues sont donc de retour, et nous vous tiendrons informés régulièrement de leur progression.

FILBLEU: en route pour 2014 et la 7e édition!

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push_2872_Littérature et cinémaAprès 4 éditions du festival Atelier-Filbleu et 3 éditions du festival Plumes Francophones, l’Association Filbleues à décidé de revenir à un festival interdisciplinaire. La prochaine édition du Festival International Les Lucioles Bleues sera donc à sa 7e édition et aura lieu à Lomé et Blitta, du 25 au 29 mars 2014, en collaboration avec le Festival du Film Documentaire de Blitta! Lire la suite

JOURNEE D’ETUDES SUR L’ŒUVRE DU DRAMATURGE TOGOLAIS SENOUVO AGBOTA ZINSOU

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imagesJOURNEE D’ETUDES SUR L’ŒUVRE DU DRAMATURGE TOGOLAIS SENOUVO AGBOTA ZINSOU
Co-organisation : Département de Lettres Modernes, Département d’Allemand (FLESH/Université de Lomé)
Partenariat : Association Filbleues
—————–
Lieu : DF DIFOP / Grand Amphithéâtre – Campus universitaire de Lomé, BP : 1515 Lomé
Date : 29 mars 2013
Thème : « Regard critique sur l’oeuvre de Sénouvo Agbota Zinsou » Lire la suite

Plumes Francophones, le rendez-vous: la dernière

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Originally posted on Quand les livres s'ouvrent:

logo-plumes-francophones« Plumes Francophones, le rendez-vous. L’émission est finie avec le festival.  Pendant 10 jours, la journaliste de RFI Sophie Ekoué, assistée de Marthe Fare ont coaché Alexandrine Holognon, Edem Togbé, Daniel Amouzou-Lanta et Ella djanguenane, qui ont fait revivre le festival.

Voir l'original 49 mots de plus

Plumes Francophones, le rendez-vous Nro 10

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Originally posted on Quand les livres s'ouvrent:

2013-03-18 14.45.51Emission animée par Alexandrine Holognon. Avec pour invité du jour, Jeanette Ahonsou, romancière togolaise et auteure du roman "Le trophée de cristal"

Le débat du jour: "Quel est l’impact des centres culturels sur le développement de la culture?" Avec Zoul, Directeur du centre culturel Mitronunya et Edem Attiogbé directeur du Goethe Institut.

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Concert-party et concert acoustique à la clôture de Plumes Francophones

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jah_nConférence sur le concert-party, spectacle de théâtre, concert acoustique de l’artiste béninois Jah Baba, la clôture de la 3ème édition de Plumes Francophones aura été d’une rare densité, d’une rare qualité aussi. Lire la suite

Hommage au théâtre de Senouvo Agbota Zinsou

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ubt-Zinsou_01Le festival Plumes Francophones a choisi de rendre  hommage au fondateur du théâtre togolais, Senouvo Agbota Zinsou, le premier à inscrire le nom du Togo sur le fronton de la reconnaissance internationale. Lire la suite

Kouma Konda défie Plumes francophones !

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CIMG3442La délégation de l’Association Filbleues accompagnée de Deh Prosper et de Jeannette Ahonsou était en ce jour du 22 mars à kouma konda , une localité  située a 132 km de la ville de Lomé. Lire la suite

Septième émission de Plumes Francophones, le rendez-vous

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2013-03-16 15.08.36Bonjour à tous, bonjour à toutes.

Celui qui nous accompagnera tout au long de cette émission est aussi professeur de littérature à l’université de Rennes en France, SEWANOU Jean-jacques Dabla vient de faire paraitre aux éditions l’harmattan « L’ETERNITE MYTHIQUE », un recueil poème dans lequel l’auteur aborde le rivage de l’exil, du départ, du paysage intérieur tourmenté, tout ceci dans une langue française délicatement ciselée.

Le débat du jour opposera Prosper Deh, professeur de littérature et le dramaturge romancier, professeur de littérature comparée et de théâtre Kangni Alem, autour du thème où va la littérature togolaise ? Lire la suite

Guy Missodey critique d’Edem Kodjo, un homme, un destin

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Guy MissodeyPeut-être la première et vraie recension du livre, Edem Kodjo, un homme, un destin (Editions NEI CEDA/Frat-Mat) de Venance Konan, auteur et journaliste ivoirien. La présentation du livre faite au Goethe Institut par l’universitaire Guy Missodey a merveilleusement surpris le public, qui est sorti satisfait qu’on ait pu parler de manière  si objective et sans concession de l’homme qui a eu la plus brillante et plus longue carrière politique, qui voulait néanmoins  se dérober au jugement de l’histoire en essayant de se construire, à peu de frais, une image d’Epinal à travers un livre hagiographique. Guy Missodey n’a pas voulu de ce tour de passe passe médiatique, de cette posture médiatique un peu surfaite. Il a daubé Venance Konan, auteur d’un travail de "paresseux" et extrêmement bancal. Quant à Edem Kodjo, homme protéiforme, intellectuel et homme politique, il mériterait une VRAIE biographie.

Brillant et merveilleusement surprenant. Voici les attributs de l’exposé du livre Edem Kodjo, un homme, un destin, par l’universitaire Guy Kokou Missodey ce matin à l’Institut Goethe. Un seul regret : l’absence de l’objet du livre, Edem Kodjo en personne. Mais, qu’à cela ne tienne, son absence a peut-être délié les langues, libéré les paroles, et les mots pour asséner les vérités objectives sont aisément venues.

Pour éclairer la lanterne du lecteur, Edem Kodjo, 75 ans, a occupé ( et occupe peut-être puisqu’il a toujours deux pieds en politique comme edem-kodjo-venance-konan-grand prix-adelfconseiller politique du chef de l’Etat Faure Gnassingbé) la scène politique pendant très longtemps. Arrivé au Togo peu après le départ de Nicolas Grünitzky, deuxième président du Togo, Edem Kodjo est à l’origine de la fondation du RPT (août 1969), le parti unique qui a dirigé le Togo pendant plusieurs décennies  avant d’être aboli par Faure Gnassingné.  Il en fut le Secrétaire général (1969-1971), et ministre des finances, ministre des affaires étrangères dans les années 1979, gouverneur du FMI (1967-1973), rédacteur de la charte de la CEDEAO, avant d’aller diriger l’OUA (1978-1983). Revenu au Togo à la faveur des  soubresauts démocratiques, il fut deux fois Premier ministre, une première fois dans des conditions troubles sous le général Eyadema, une seconde fois dans des conditions encore plus troublantes sous Faure Gnassingbé, fils d’Eyadema. Il a la carrière politique la plus riche. C’est aussi un intellectuel de haut vol ayant écrit des ouvrages de référence sur le destin de l’Afrique. C’est donc un homme immense, très immense, une bonne matière, un sujet de journalisme et d’écriture passionnant.

La première surprise vient de Guy Missodey,  le présentateur, qui, il y a quelques mois, faisait un commentaire apologétique à la dédicace du livre à l’Hôtel Eda-Oba. Ce même Guy Missodey assumant parfaitement ses premiers propos faits dans un cadre de promotion d’un livre, se dédit en réalisant  un travail de maître, une recension digne d’un critique littéraire de ce nom. On boit du petit lait.

Il présente son exposé en trois parties :

  1. analyse du projet d’écriture de l’auteur;
  2. démarche d’investigation;
  3. analyse du résultat.

Selon l’universitaire  Guy Missodey, écrire est avant tout un projet, et dans le cas d’espèce il s’agit d’un portrait. Et il met en question ces considérations. Primo,

qui parle portrait nous conduit nécessairement à une dimension artistique et dans ce cas l’auteur est soumis à des contraintes dont la subjectivité, la création et la recréation.

Ces principes n’ont pas été respectés, le livre manque globalement de cette qualité littéraire qui fait d’une biographie une oeuvre d’importance littéraire .

Deuxio, pour l’exposant, Venance Konan s’est inscrit à écrire un livre à thèse, c’est-à-dire qu’il a voulu comprendre et répondre à cette question :

comment se fait-il qu’un homme d’une telle envergure n’a pas pu atteindre la dernière marche du pouvoir, c’est-à-dire dirigé le Togo en tant que président de la République?

Pour M. Missodey, l’auteur s’inscrit ainsi dans une démarche d’investigation. Et il a toutes les qualités intellectuelles pour réussir le projet : journaliste, écrivain, juriste, universitaire de formation, "tous les ingrédients sont rassemblés" pour faire un bon livre. Pourquoi alors l’auteur a-t-il échoué ?

Il ne fallait pas qu’il signe le livre!

Guy Missodey relève les faiblesses du livre : manque d’analyse critique des témoignages qui pourraient lui proposer des pistes pouvant l’amener à la rédaction de son projet. On assiste plus ou moins à une collecte d’informations par un journaliste qui ne s’est pas donné la peine d’appliquer les exigences journalistiques à ces matières, ce qui fait plus ou moins qu’on serait plutôt en présence d’un compte-rendu du quotidien Frat-Mat. Péremptoire, le présentateur assène:

Il y avait des témoignages "No comment" comme sur Euronews, à telle enseigne qu’on a l’impression que l’auteur prend trop de précaution. L’auteur se cache derrière les témoignages, à telle enseigne qu’à un moment donné, le livre risque d’être une compilation de témoignages. En ce sens, il ne fallait pas que Venance Konan signe le livre, car il n’y a pas un travail d’écriture et de réécriture.

Ce qui a conduit un participant à dire que tout se passe comme si Edem Kodjo avait donné la plume et le papier  à Venance Konan et lui a dicté le livre !!!

Des faiblesses relevées ça et là qui enlèvent presque tout intérêt à ce livre très attendu compte tenu de la dimension d’Edem Kodjo.

Néanmoins, le présentateur a relevé quelques anecdotes croustillantes ça et là qui donnent tout de même à ce livre un petit intérêt. Certains témoignages bruts laissent à penser ce que fut l’époque, les relations très étroites entre Eyadema et Kodjo. Car, à la lumière, on comprend que Edem Kodjo était séduit par Eyadema et que cette admiration d’un intellectuel de haut vol pour un soudard de la coloniale était des plus étonnantes. Il y en a d’autres comme ces bizarreries diplomatiques affichées par le Togo sur la scène internationale, cette  la volonté dont a fait le  Togo et décriée par les autres pays de ne pas soutenir la candidature d’Edem Kodjo ; les pitreries du ministre des affaires étrangères Akakpo-Ahianyo que  l’Ethiopien Mengistu Hailé Mariam qualifiait de sauvage ; les soûleries d’un Arap Moi blasé des problèmes continentaux alors qu’il était le président en exercice de l’OUA, etc…

Des révélations qui ne sauvent pas ce livre, conclut l’universitaire resté sur sa faim et applaudi par la salle. On est visiblement en face d’un livre constitué de matières brutes prêtes à être travaillées. Il s’agit donc d’un livre inabouti.

Nous sommes en face d’un sujet passionnant qui passionne le public togolais. Edem Kodjo vaut-il un autre livre ? Ne faut-il pas mieux, tout en leur jetant la pierre, que les journalistes togolais écrivent un jour la biographie d’Edem Kodjo ? Faut-il attendre que l’homme lui-même écrive ses mémoires ?

L’écrivain togolais Sami Tchak, loin du débat,  aurait pourtant aimé  y participer. Il a réagi sur Facebook de la plus belle manière quand un internaute faisait comprendre sa crainte de voir l’ancien deux fois Premier ministre et ex-secrétaire général de l’OUA n’écrire  jamais ses mémoires. Selon cet internaute, l’ancien Premier ministre, 75 ans,  peine à quitter la scène politique,  et reste toujours en embuscade, en réserve de la République. L’internaute:

 Sami, je crois là également que tu es très poli voire diplomate. Kodjo a besoin d’un regard autre sur lui, un vrai regard sans concessions. Je ne crois pas qu’il écrive ses mémoires. Ceux qui le font ont leur carrière derrière eux, Kodjo n’a jamais quitté la scène, il veut toujours y être.

Voici la réaction de Sami Tchak.

Sami TchakJe le sais, mais conduire des hommes de sa trempe à nous faire des promesses, c’est aussi nous donner le droit de leur demander des comptes. Edem sait que chaque fois que nous nous rencontrerons, il y aura dans nos discussions la question de ses mémoires. Je ne pars pas d’emblée de l’idée qu’il ne le ferait pas, mais qu’il peut le faire et attendre sa mort pour qu’ils soient publiés, ce qui a d’ailleurs été le cas de beaucoup d’hommes et de femmes politiques, de personnes d’un certain statut. Si nous n’exigeons rien et partons d’emblée de l’idée que parce qu’un homme ne quitte pas la scène politique il n’aurait pas le courage de jeter un regard d’analyse et de critique sur son époque et sur lui-même, alors nous devenons complices de ce qui nous semble incurable: le silence des hommes et des femmes qui ont façonné nos destins en gérant nos nations. Si j’avais l’opportunité d’approcher n’importe quel homme politique de cette catégorie, même beaucoup plus jeune d’Edem, Faure, des hommes et femmes politiques plus jeunes que moi, je leur aurais systématiquement demandé d’écrire avec courage sur ce qu’ils ont fait, vu, entendu, de nous donner à lire, à comprendre les intrigues dont ils ont été des acteurs, des victimes. Il y a des chaînes de transmission qui manquent dans nos sociétés, et chaque génération semble devoir tout reprendre à zéro même au niveau de la pensée politique. Ailleurs, même de ce que fut Hitler, de ce qu’il a fait, de sa pensée, on tire des leçons qui font avancer les nations. Il y a aussi un véritable problème dans nos sociétés: tu pars de l’idée qu’Edem Kodjo n’écrira jamais ses mémoires, mais tu ne te poses pas une autre question, à savoir, pourquoi nos journalistes ne font pas des enquêtes pour des biographies non officielles? Est-ce impossible de rencontrer des hommes et femmes capables de parler d’Edem Kodjo? Est-ce impossible de mener une enquête patiente, au Togo et dans d’autres pays, au sujet d’un homme aussi public à l’exceptionnelle longévité politique? Peut-être que si nous attendons des confessions, en effet, tu as raison, elles ne viendraient pas. Mais ce que l’on sait des hommes et femmes politiques dans d’autres sociétés, c’est ce que des hommes et des femmes dont c’est me métier ont pu nous en révéler à partir de patientes et rigoureuses investigations de plusieurs années. Un homme politique a beau vouloir protéger ses arrières, il vit nu la plupart du temps, car sa vie se déroule dans un milieu où il se fait forcément des ennemis. Sans oublier que ses "amis" peuvent être les plus diserts au sujet de ses ombres.

Dont acte.

T.F

Conférence: Une littérature togolaise à la croisée des chemins

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La littérature togolaise monte en quantité et en qualité, mais l’édition et la critique demeurent ses faiblesses,  lourd handicap pour son envol véritable.

VLUU L200  / Samsung L200La littérature togolaise existe bel et bien, en tout cas celle en langue française ; elle est même écrite en plusieurs langues dont l’italien et l’anglais. Sa naissance remonterait même en 1929, année de L’Esclave de Couchoro (grande querelle entre Togolais et Béninois sur cet auteur). Finie donc la polémique insidieuse de Kossi Efoui sur l’existence d’une littérature africaine et partant togolaise. Unanimisme. Le sujet d’actualité c’est de connaître la destinée d’une telle littérature, justement le thème de la 3ème conférence de Plumes Francophones : Où va la littérature togolaise : production, réception et questions de genre. Une conférence animée par des universitaires Jean-Jacques Dabla, Koffi Anyinefa, Prosper Deh et Kangni Alem. Un plateau assez relevé, tous les conférenciers sont auteurs, essayistes, ayant écrit un ou plusieurs ouvrages sur la littérature africaine ou togolaise.

Longtemps reléguée à la marge de la littérature africaine avec la publication d’une poignée d’auteurs, la littérature togolaise connaît une émergence depuis le début des années 1990.  Des auteurs reconnus à l’étranger par des prix (Sami Tchak, Kossi Efoui, Edem Awumey, Kangni Alem) participent de cette renaissance tandis que d’autres  en Europe et aux Etats-Unis publient dans d’autres langues, même s’ils sont très peu ou pas du tout traduits en français. A l’intérieur du Togo, on constate également l’arrivée de jeunes auteurs, la production d’œuvres de qualités diverses, parfois franchement très médiocre.  Sur ce point précis, Kangni Alem suggère à la nouvelle Association des écrivains togolais (AET) la création d’une revue de littérature pour aider à l’émergence de jeunes auteurs. Pour l’auteur de Cola Cola Jazz, c’est souvent par ce canal- notamment celui de la Revue Noire et Le Serpent à Plumes-  que de nombreux auteurs togolais ont été détectés par de grands éditeurs en France. Reste à savoir, si l’AET peut relever un tel défi.

D’où la question problématique de l’édition.  L’édition reste le talon d’Achille de cette littérature montante et une réforme indispensable enraierait   une production en deçà des attentes. Deux maisons d’édition occupent le haut du pavé. La très volontariste quoique peu professionnelle Awoudy (un catalogue relevé après quatre années d’existence) et la professionnelle et moins ambitieuse Graines de pensées dont le public attend un relèvement du niveau de l’édition. Pour l’instant, l’édition joue dans le registre du droit d’auteur, toute la machine commerciale n’est réellement pas mise en œuvre pour la promotion de l’auteur. Les livres sont produits et très peu connus, même si on évolue dans un environnement culturel caractérisé par l’absence d’une volonté publique quant à la promotion du livre et de la lecture. En ce sens, les conférenciers et les participants ont déploré la non-application de la ratification de l’Accord de Florence sur la circulation des biens culturels et scientifiques.

Un autre défi à relever pour la littérature togolaise reste celui de la réception, surtout la critique journalistique et universitaire. Sur ce plan, le registre est presque désert. La critique journalistique, parfois promotionnelle, ne manque pas en ce qui concerne les œuvres publiées en France ou à l’étranger, mais, sur le plan national, il n’y a aucune institution existante. La presse déjà pauvre en qualité demeure très déficitaire quand il s’agit de relayer les productions littéraires.

La critique universitaire  au Togo est pointée du doigt en ce domaine par Koffi Anyinefa du Collège Haverford, Etats-Unis. Une fainéantise et un manque de passion sont à la base de l’absence d’études sur les œuvres togolaises. La plupart des universitaires veulent avoir un intérêt matériel ou pécuniaire avant de réaliser des études sur les auteurs togolais. Conséquence : Kossi Efoui est le seul auteur qui rassemble la grande partie de la critique universitaire sur la littérature togolaise. Son théâtre et son roman relèvent d’un grand intérêt pour la critique universitaire en France. On peut également citer Sami Tchak sur qui vient d’être fait un essai. Mais d’une manière générale, la critique est quasi absente voire déserte en ce qui concerne la littérature togolaise. Il en est de même de la traduction de nombreuses œuvres togolaises écrites dans des langues étrangères.

Koffi Anyinefa et Kangni Alem en appellent à un sursaut dans ce domaine. Seront-ils entendus ?

T.F

À la rencontre de trois icônes de la littérature togolaise

Vedette

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Sophie Ekoué  et Kangni Alem étaient hier 19 mars au Collège Saint Joseph où l’Association des Anciens Élèves dudit collège et les jeunes élèves de cette année l’ont accueilli comme une "icone" du journalisme togolais . Il est vrai, leur a dit sophie Ekoué, qu’une femme noire journaliste de talent reconnu comme tel, a du travaillé deux fois plus que les autres parce qu’on lui en demande toujours plus pour tester sa capacité et son efficacité dans le domaine journalistique.

Elle leur a aussi dis  que le jour où l’on accepte ce que l’on veut on l’obtient et que le journaliste parce qu’il est condamné à l’excellence doit avoir des principes,de la volonté et du caractère s’il veut réussir dans son métier sans oublier qu’il doit impérativement avoir une bonne connaissance de la langue et avoir beaucoup de culture.

IMG_0069Claude Tis Assiobo  a lui aussi présenté son roman Le pêcheur de sirène au Collège Destinée ce matin. Après avoir lu un extrait de son roman il a raconté aux élèves comment il est arrivé a l’écriture. Il leur a expliqué comment l’écrivain voyait au delà du visible.En évoquant les difficultés que rencontrent la publication des oeuvres littéraires au Togo il a relevé  l’apport de l’état aux jeunes artistes togolais.

L’après-midi Amoussa Koriko alias AK Abram’s était au Lycée de Nyékonakpoè où il a jadis fait ses études. Il a dévoilé les raisons pour lesquelles il a écrit sa pièce L’ombre d’une nuit tout en expliquant les motivations de la notion de religion dans la pièce puisqu’il ne s’identifiait ni au Christianisme ni à l’Islam qui étaient pourtant les deux religions de son enfance. La lecture de quelques extraits de la pièce ont contenté les élèves qui ont exprimé le besoin d’étudier désormais des auteurs togolais.

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Sixième émission de Plumes Francophones, le rendez-vous

Vedette

2013-03-18 14.45.51Vous êtes les bienvenus dans ce cinquième numero de « Plumes francophones, le rendez vous » et nous sommes en compagnie de kossi Assou, qui est plasticien, designer, entrepreneur culturel et il est notre invité.

Quel est l’etat de l’édition togolaise ? quels services nous offres nos maisons d’éditions ? c’est le thème du débat. Guy Missodey, critique littéraire et professeur au departemant des lettres modernes à l’université de lomé et Mawousse Heka, directeur des éditions Awoudi seront avec nous pour en débattre. Lire la suite

Débat: Y a-t-il une poésie togolaise?

Vedette

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La poésie togolaise existe-t-elle ? Peut-on réellement parler de poètes, de poésie au Togo ? Les questions qui fâchent n’ont pas manqué de s’inviter à la première conférence au programme de la 3ème édition de Plumes Francophones. Et pourtant le thème, "Présence des femmes dans la poésie togolaise", n’est pas "explosif" et semble un tantinet anodin. Le profil des conférenciers laissait peut-être présager des exposés assez fouillés et techniques, pas le souffre. Le plateau est tout riche.

VLUU L200  / Samsung L200Il y a tout d’abord Marie Ketline Adodo,  technicienne de la communication et "poète". Et pas n’importe laquelle: elle  est même une experte pour avoir écrit Le Planteur de virgules, Guide pratique pour l’atelier d’écriture poétique, un ouvrage didactique sur l’enseignement de la poésie,  très recherché  mais disparu des rayons des bibliothèques  et… des librairies.  Il y a également la très fouillée Etude sur la poésie, la tradition orale et la littérature au Togo. En  tant que poète, elle est auteure d’Au clair de mon âme (Ed. HAHO, Lomé, 1998, Préface de Stanislas Spero Adotevi ) et Entre toutes les femmes (Ed. Nouvelle Pléiade, Paris, 1999, Préface de Vital Heurtebize). C’est dire que la sémillante Ketline Adodo est comme un poisson dans l’eau quand elle parle de poésie togolaise.

Ensuite, Mme Akakpo  Claudine Assiba est la seconde femme sur le plateau. Journaliste, directrice de l’ATOP (Agence togolaise de presse), plusieurs fois lauréate de prix journalisme, elle est "poétesse" et auteur d’un premier recueil, Cris de Hoingni. C’est l’une des femmes les plus en vue du pays en matière de progrès et d’émancipation de la gent féminine.

Enfin, Dieudonné Ewomsan, un autre poète auteur de trois recueils, est le modérateur de cette conférence. C’est dire le sérieux qui anime les organisateurs…

De la conférence se dégage un accord unanime des exposants sur les différentes acceptions du thème, exception faite du terme "poétesse" que récuse Mme Adodo, qui lui préfère le terme "poète". Pour elle, la poésie est androgyne, elle viendrait même de la femme par allégorie au récit génésique biblique : Eve,  symbole de la femme chercheuse du savoir et de la connaissance et donc poète dans l’âme, s’oppose à Adam, symbolique de la mentalité servile chez l’homme, de l’obéissance aveugle à Dieu.  Mme Ketline Adodo conclut d’ailleurs cette petite mésentente de la guerre des sexes du mot par cette sentence lourde de sens : "Les hommes partent en poésie par ce qu’ils ont de féminin en eux" !

De son côté, Assiba Akakpo, sans être vraiment persuasive, et plus par souci de marquer  la présence des femmes dans un domaine dominé par les hommes, préfère le terme "poétesse".

Une poésie sauvée par les thèmes

Le limon de la conférence aura été tout de même la présentation de Mme Adodo qui ne s’est nullement contentée de disserter sur les thématiques  jalonnant la poésie togolaise.  La condition féminine, la paix, l’amour, quête identitaire, empreignent  la poésie de ces poétesses togolaises, ces "militantes avec des armes à la finalité pacifique".

Néanmoins, selon Mme Adodo, on n’est en présence d’une poésie sauvée par les préoccupations, comme le récit vient souvent au secours d’un mauvais roman. La poésie togolaise serait donc pauvre et très lacunaire de cette forme qui définit d’abord la poésie comme la magie des mots. La poésie est culte du verbe, elle est ce langage mythique balloté entre le sens et la forme. Un espace de liberté qui permet des constructions par l’usage efficient des figures de style. Et dans le cas de la poésie au Togo, il y a ce jeu constant entre la forme et le sens qui reste absent, que le lecteur peine à décourvir. On demeure dans un lieu commun de bonnes phrases et de bonnes intentions.

Une pauvreté de la langue qui laisse la poésie togolaise en arrière-plan et nos poètes comme  des gens de la périphérie, des épateurs de la galerie, qui se contentent de porter de porter le titre comme ces généraux d’opérette portent leurs médaillons. Il y a même beaucoup d’auteurs qui maîtrisent très peu les techniques rédactionnelles et qui croient  faire œuvre de poésie alors qu’ils… La poésie a des exigences dont on ne saurait se soustraire. Même les vers libres ont des exigences, a-t-elle souligné.

Si la conférencière est plutôt "main de fer dans un gant de velours",  assénant ses critiques par paraphrase sans choquer personne, un participant est allé jusqu’à mettre le doigt sur la plaie en mettant en doute l’existence même de la poésie togolaise…tout comme Kossi Efoui s’amusait comme un mauvais garnement en déclarant que la littérature africaine n’existe pas! La poésie togolaise existe-t-elle ? Une question qui fâche. Qui a eu le don  de  faire sortir de ses gonds la nouvelliste et militante des droits de la femme, Mme Rita Amendah. Sans plus. La réalité est indéniable, s’il faut appeler un chat un chat, faut-il s’interdire d’appeler la poésie togolaise une poésie médiocre ? Une ouverture au monde a aussi ses exigences, et on ne saurait tolérer la médiocrité, et dire sottement que le label qualité consacré aux oeuvres littéraires éditées à l’étranger (France surtout) ne signifie pas que celles éditées à l"intérieur n’ont aucune qualité.

Mme Adodo souligne les causes d’une telle situation : l’éducation et une édition peu sérieuse. La faiblesse structurelle des maisons d’édition n’est pas de nature à aider les créateurs à créer des œuvres dignes littéraires dignes de ce nom. Il faudra commencer à refuser d’éditer certaines œuvres et ne pas être regardant sur l’argent des créateurs pour les aider à mieux travailler les textes, selon la présentatrice, qui pointe du doigt les maisons trop laxistes, plutôt jouant le rôle d’imprimeur que d’éditeur. Il en est également de la critique qui se prélasse dans une attitude complaisante, dangereuse pour tout progrès dans le domaine.

Une situation qui appelle à repenser l’existence même de l’édition au Togo caractérisée à la fois par une absence choquante de ressources humaines et financières.

Mais une réforme de l’édition serait juste un cautère sur une jambe de bois si on ne revoit pas l’enseignement du français même à l’école. Selon Mme Adodo, les lacunes profondes de la littérature togolaise sont à voir du côté de la maîtrise de la langue française et par conséquent  son enseignement.  Elle pointe du doigt la réforme scolaire de 1975 qui "n’a pas su ou du moins n’a pas pu communiquer aux élèves le goût de la lecture et de l’écriture". Une réforme qui donne "la priorité à l’oralité sur l’écrit à l’école qui est même l’univers de l’écrit".   Ce qui a conduit à l’appauvrissement de la langue française à l’école. La conférencière propose donc l’enseignement de la poésie à l’école, notamment dans les basses classes,  ce qui passe par la formation des enseignants, mais également une révision de l’enseignement du français à l’école.  Le français étant la langue d’apprentissage à l’école et d’ouverture à l’universalité, pourquoi donc ne pas apprendre à l’écrire correctement ? D’une manière générale, selon Mme Ketline Adodo, pour sauver la poésie, il faut une politique de formation à la base qui passe par la lecture et l’appropriation de l’écriture et une bonne pratique de l’oralité. Il faut revoir donc l’enseignement de la poésie, de la tradition orale et de la littérature à l’école du Togo. Et ça commence dans les basses classes du cours primaire.

T.F

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