monts-et-rc3aaves-3Il présentera ses deux recueils de poésie durant le café littéraire qui aura lieu au Centre Culturel Hakuna Matata le Samedi 22 mars 2014. Nous vous invitons à découvrir son premier recueil chroniqué par J.J. Dabla sur le site du Prof. Anyinefa de l’Université de Haverford: http://togolitteraire.haverford.edu/LE_TOGO_LITTERAIRE/ATAKORA,_A..html

Partir pour les mots

Anas ATAKORA

Lomé : Editions Awoudy, 2012

ISBN : 979 10 91011 04 4

35 pages

Cette première publication d’un jeune Togolais apparaît d’abord comme le manifeste personnel

de l’auteur qui prend la poésie comme un véhicule en partance pour la compréhension du monde, la nomination des choses et des événements. Il s’agit pour Atakora d’ « ouvrir, la poésie aidant / la page blanche pour le prologue d’une romance… / Page vierge pour la dédicace d’une /  Dramaturgie universelle. » (15)

L’œuvre développe également un lyrisme personnel qui revisite l’enfance et ranime la mémoire : « Je vivais là / au pays des pailles / Et des retrouvailles. » (24) ; ou encore : « Il est né de ce lac de non dits / Orphelin codé, crypté points sans fin. » (30)

Par ailleurs, une quête de la «  quiétude » traverse la plaquette ; plusieurs occurrences de la notion, sous forme d’adjectifs ou de substantifs ponctuent des poèmes et placent l’ouvrage sous le signe du comment vivre heureux dans un environnement de «  Ramassis d’hosties / Qui lutinent des rêves en virgule / Suspendus à la gorge de l’Afrique. » (29)

Enfin si l’on peut s’étonner de la trop grande confiance que Atakora accorde à la poésie face à la vie (12, 23 notamment), on admirera sa conscience de la Littérature : il sait qu’une écriture s’inscrit dans un champ de textes précédents, admirés, oubliés mais qui « traversent » l’écrivain. Atakora cite ainsi Baudelaire, Senghor, Césaire ou Brecht. Loin des habituels récriminations et épanchements débridés des jeunes poètes, il sait travailler sa voix pour offrir un chant personnel ; il sait que la poésie est surtout façon de dire autre, façon de voir autre et ses détournements de citations ou d’expressions familières le prouvent agréablement : « Nous cherchons un coup de poésie… / …Ecrire pour disputer un lopin d’espérance… » ; « Mentir c’est mourir un peu. »

Un poète est né avec cette plaquette. Nous lui souhaitons de bien grandir et d’enrichir la poésie togolaise avec une œuvre à poursuivre.

Jean-Jacques S. Dabla — Mai 2013

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