La septième (7e) édition du festival FILBLEU (Festival international Les Lucioles Bleues) s’est tenue à Lomé du 21 au 24 mars 2014. L’étape de Blitta prévue dans la programmation a été annulée à la dernière minute pour des raisons indépendantes de la volonté des organisateurs. Plusieurs activités l’ont marqué, dont des cafés littéraires, des interventions en milieux scolaires, une journée d’étude à l’Université de Lomé, une exposition d’œuvres plastiques et des spectacles.

RAPPORT D’ACTIVITES/7è EDITION FESTIVAL FILBLEU 2014

La cérémonie d’ouverture

Le festival a officiellement débuté par la cérémonie d’ouverture le vendredi 21 mars 2014 à 17 heures, au Centre Culturel Filbleu-Aréma, en présence de nombreuses personnalités dont Madame Kouméalo ANATE, la Ministre de la communication, de la culture, des arts et de la formation civique, Monsieur Tharcisse URAYENEZA, Directeur du Bureau Régional de l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Monsieur Etienne CAZIN, Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle représentant Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France au Togo, M. David MERON, Public Affairs Officer à l’Ambassade des Etats-Unis au Togo, etc.

Ouverte par la Ministre Togolaise de la communication, de la culture, des arts et de la formation civique, Mme Kouméalo Germaine ANATE, elle-même écrivain, la cérémonie officielle a été également marquée par le mot de bienvenue du Directeur Artistique, Monsieur Kangni ALEM, la présentation des activités du festival par le Responsable à la communication, Monsieur Kobla WONANU alias Cham.

Pourquoi les livres ? Que cherche-t-on dans les livres ? Pédagogue, le directeur artistique de Filbleu, M. Kangni ALEM, L’Africain du Groenland de Tété Michel KPOMASSIE en main, le seul best-seller de la littérature togolaise, a essayé d’expliquer à l’assistance l’importance du livre dans la vie de l’homme et partant de la société. Car le récit de Tété Michel KPOMASSIE est symbolique du rôle du livre dans la construction de la personnalité.  Destiné à être prêtre d’un couvent vaudou, Tété Michel KPOMASSIE a décidé de fuir, à 16 ans, l’empire de la communauté après avoir été fasciné par la lecture d’un livre sur les habitants du Groenland.

L’écrivain Kangni ALEM a ensuite remercié les partenaires du festival, notamment l’Etat togolais qui, à travers le Fonds d’aide à la culture (FAC), a rendu effectifs les ateliers de poésie et de nouvelles, l’Organisation Internationale de la Francophonie, le Goethe Institut, Radio Lomé, la Télévision Togolaise et bien d’autres.

Pour sa part, la ministre de la communication et de la culture, Mme Kouméalo ANATE, a mis l’accent sur la nouvelle politique de l’Etat en matière culturelle. Depuis trois ans s’est amorcé au niveau étatique, un tournant encourageant pour la culture, a-t-elle souligné.

La cérémonie a été agrémentée par l’artiste VAIDA, puis par une lecture spectacle de Marc AGBEDJDJI. Un concert de Jazz de plus d’une heure trente minutes donné par le Groupe togolais Noliva évoluant à Accra au Ghana a mis fin vers 20H30 à la cérémonie d’ouverture officielle.

Le spectacle d’ouverture

Les spectacles d’ouverture ou de clôture sont pratiquement devenus une tradition à Filbleu. Cette année, le festival a pu bénéficier du professionnalisme du Groupe Noliva, grâce au partenariat avec l’Institut Goethe. Le groupe Noliva a séduit le nombreux public qui a fait le déplacement du Centre Culturel Filbleu-Aréma le 21 mars. Au dire des spectateurs, c’était une soirée inoubliable de jazz et de musique africaine. Pour l’occasion le groupe était au complet : Percussions: Ferdinand Kudawoo; piano: Kamarou Dakode; synthétiseur: Charles Duwor; guitare basse: Atassé Kuadjovi. Duwor, en véritable chef d’orchestre, faisait sortir des sonorités du diable d’un bois creux, et vous obtenez un jazz mangé à la sauce togolaise. Ajoutez-y une voix grave d’Aretha Franklin et la mezzo d’Ella Fitzgerald, et une danseuse d’une espèce de samba sénégalaise. Vous avez une soirée jazz togolaise des plus hallucinantes. Le spectateur ne s’ennuie pas. Le groupe Noliva enlève au jazz ce côté rébarbatif qui l’éloigne des masses et le popularise par cette espèce de groove qui tient du mélange du funk et de l’afro-beat. Une originalité qui donne un air pop au jazz, un grand air joyeux. Le groupe NOLIVA est né d’une rencontre fortuite entre plusieurs musiciens invités à participer à la production du premier album d’un autre musicien, Jacky CLARA en 2009. A l’issue de cette collaboration est née l’idée de créer un groupe pour se retrouver et jouer ensemble. Depuis, NOLIVA a fait du chemin sur la scène jazz du Ghana. Depuis leur participation en 2012 et 2013 aux Journées Internationales du Jazz, la musique de NOLIVA a beaucoup évolué, incorporant plus de sonorités et de chansons africaines aux autres influences déjà assumées. Leur premier album intitulé « TOWARD THE WOLVES » sortira en mai 2014.

Les ateliers

Les ateliers de poésie et de nouvelles se sont tenus du 21 au 24 mars au Centre culturel Hakuna Matata ; l’atelier radio, du 17 au 25 mars et a eu pour siège Radio Lomé, la radio d’Etat.

L’Atelier poésie

Animé par le poète et nouvelliste ivoirien Josué GUEBO, cet atelier a connu la participation de trois jeunes auteurs choisis par l’animateur lui-même sur dossier. Il s’agit de : Aida DJONDO, Anas ATAKORA et de Renaud ALIPOEH. Le travail a essentiellement porté sur l’originalité et la littérarité de la poésie, mais également sur les champs lexicaux et sur certains aspects de l’essai. On sait que contrairement à la poésie qui se rapproche plus de la subjectivité, l’essai a l’air objectif. En poésie, on dit ce que l’on pense, on écrit par liberté. L’originalité prend vie lorsque la création est marquée par la rupture ; cette création pouvant être soit orale soit écrite. Le poète dans sa quête d’esthétique doit savoir faire un assemblage harmonieux de la prévision et de l’improvisation. De même, un poète engagé doit savoir s’affranchir de l’automatisme.

Les participants ont retenu qu’une bonne démarche d’écriture s’articule autour de trois principes : tout d’abord, le poète fait un plan en plaçant des repères (parfois sous forme de titres) ; puis autour de ces repères, il liste des thèmes qui lui viennent à l’esprit selon la finalité à laquelle il veut aboutir. Enfin, il s’agit pour lui de laisser libre cours à son imagination puis de trouver un point de jonction de sorte à faire un assemblage intelligible des thèmes.

Josué GUEBO continue le travail par correspondance avec la jeune poétesse Aida DJONDO en vue de l’aider à parfaire son premier livre de poésie qu’elle espère publier.

 

L’Atelier Nouvelle

Conduit par l’éditeur et auteur français Michel CADENCE, directeur littéraire des éditions Ndzé, cet atelier est une suite de celui initié en 2012 par le même animateur. L’objectif était de travailler avec certains auteurs dont les textes ont été retenus pour faire partie du recueil de nouvelles LA COLERE DE L’ANGE, sur le thème « La vengeance », qui doit paraître aux éditions Ndze. L’animateur a donc suivi de plus près le travail de quatre auteurs, deux femmes : Essenam KOUEVI et Gina de FANTI ; deux hommes : Serge AZIALE et David KPELLY. Le travail a surtout été technique et a consisté à corriger les textes dans la forme et sur le fond. L’éditeur/animateur est reparti à Paris avec des textes qui satisfont chacun des participants.

 

L’Atelier Radio : La Radio du festival

Il a démarré le 17 mars dans l’enceinte de Radio Lomé et s’est achevé le 25 mars. Dirigé par la journaliste Sophie Ekoué de Radio France Internationale (RFI), il a vu la participation de 5 jeunes animateurs et de trois journalistes de Radio Lomé. A la différence de 2013 où tous les animateurs se sont succédé au micro, la formatrice a désigné une seule animatrice, Alexandrine HOLOGNON pour toutes les émissions. Le reste de l’équipe a, durant tout le reste du temps, fait des chroniques et des reportages sur le festival. On retiendra au total que l’atelier radio a été un relais puissant pour le festival puisque Radio Lomé est écoutée sur toute l’étendue du territoire togolais et au-delà, grâce aussi à internet. La radio a reçu tous les invités étrangers du festival et consacré des rubriques à toutes les œuvres programmées. Les reportages ont couvert la vie culturelle du pays, donnant l’occasion de travailler avec plusieurs experts dont des universitaires, des professionnels du milieu artistique et culturel et des maisons d’édition locales.

 

Cafés littéraires

L’une des grandes nouveautés de cette 7ème édition du Festival FILBLEUES est la programmation des cafés littéraires. Du vœu même du directeur artistique du festival, il s’agit de donner un nouveau sens et de nouvelles couleurs aux débats littéraires au Togo. C’est aussi une occasion pour les auteurs programmés de mieux faire comprendre leurs motivations et mieux faire connaître leurs œuvres au public. Dans la pratique, les cafés littéraires ont surtout mis en contact et créé des rapports directs entre chacun des auteurs programmés et le public venu souvent nombreux pour découvrir de visu et discuter de vive voix avec ceux qu’ils n’ont connus jusque-là qu’à travers les biographies et les bibliographies. Six (6) cafés littéraires ont été programmés pour cette édition 2014. Ils se sont déroulés les 21, 22 et 24 mars 2014 et répartis entre le Centre Culturel Hakuna Matata et l’Institut Goethe de Lomé. Au total dix-sept (17) auteurs dont quatre (4) étrangers (invités d’honneur) ont partagé, à cette occasion, leurs passions et leurs convictions avec le public. Les quatre auteurs étrangers viennent du Rwanda, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et de la France. Les cafés littéraires des 22 et 24 mars 2014 tenus au Goethe Institut avaient particulièrement battu tous les records d’affluence ; celui du 24 mars n’avait pas enregistré moins d’une centaine de participants. De mémoire de Directeur de Goethe, jamais autant de monde n’avait auparavant participé à un café littéraire dans ledit lieu. Entre autres, Monsieur Tharcisse URAYENEZA, Directeur du Bureau de l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation Internationale de la Francophonie, a eu le privilège de faire découvrir son second et dernier roman, La beauté du hasard (Ed. Beaurepaire, France, 2013) au public togolais dans un débat des plus intéressants animé par Kangni ALEM et Anatole MOLLEY. Tout comme lui, Joël-Eric BEKALE du Gabon, auteur du roman : Grand écart, (éditions NDZE, 2008) ; Josué GUEBO de Côte d’Ivoire : Le père Noël aime l’attiéké (Les classiques ivoiriens, 2013), Mon pays, ce soir (Panafrika/Silex/Nouvelles du sud, Dakar, 2011, poésie) ; Gina de FANTI, Rose est la couleur d’épines (L’Harmattan), Marcelline MENSAH-PIERUCCI, Le Jour vient, (poésie, Graines de Pensées, 2012) ; les universitaires Daniel LAWSON-BODY, Peu d’épouses s’appellent Astrid (Lomé, Haho, 2013) et Togoata APEDO-AMAH, auteur de la pièce de théâtre, Un continent à la mer (Editions Awoudy, 2012) ont été écoutés de même que des jeunes : le nouvelliste et blogueur, David KPELLY, L’Apocalypse des bouchers ; Le gigolo de la réforme ; Le Fratricide de la réforme ; L’élu de la réforme ;  Kadjangabalo SÉKOU, La folie de Salomé, théâtre ; Chris Edgard LOCOH, Cunie, (roman, L’Harmattan), etc. En définitive, on estime à environ 400 personnes le nombre qui a fréquenté ces divers cafés littéraires durant le festival. En partant du fait que les cafés littéraires ne sont qu’à leur premier essai au Festival Filbleu, il est certain qu’ils attireront plus de monde au cours des éditions prochaines lorsqu’ils auront définitivement acquis un indice de notoriété.

 

Interventions en milieux scolaire

Les rencontres d’auteurs avec les élèves, ont commencé dans la matinée de vendredi 21 mars au cours de laquelle, l’écrivain et blogueur David KPELLY a rencontré les élèves du Collège La Destinée à Tokoin Protestant. Il a présenté « La voiture blanche », une nouvelle spécialement écrite pour les élèves. Le Collège « La Grande Royale » à Ségbé a reçu la poétesse Patricia SILIADIN qui a charmé les élèves avec son exposé sur « l’écriture féminine et le cri de révolte contre la dépravation ». Elle s’est inspirée de son œuvre Quête d’équilibre. Une séance de contes jeunesse a enchanté les plus jeunes au complexe scolaire Sainte Carole de Bè Kpota. Cette séance a été conduite par Gnim Atakpama autour de son album Sauve-Souris!

La Journée d’études à l’Université de Lomé

Dans le cadre du programme annuel consacré à la littérature togolaise, s’est tenue le 24 mars 2014 à l’Auditorium du Campus universitaire de Lomé, une journée d’études sur le thème : « Les voix/voies du slam et de la poésie au Togo ». Ce programme a été organisé conjointement par les départements de Lettres modernes, d’Allemand et des Sciences du langage, de la faculté des lettres et sciences humaines, en partenariat avec l’Association Filbleues. La séance a été ouverte à 8 heures 30 minutes par le mot de bienvenue de madame Obi Assemboni, chef de département d’Allemand. Après avoir situé le contexte d’organisation de la journée destinée à célébrer la littérature togolaise, l’oratrice a fait une brève rétrospective de la précédente édition qui avait été consacrée au théâtre de Senouvo Agbota Zinsou. Madame Assemboni a ensuite donné un aperçu du programme de la présente édition. La superposition des homonymes « voix » et « voies », a-t-elle précisé, n’est pas fortuite ; il s’agit à la fois d’évaluer et de redonner du souffle à la poésie togolaise, en mettant à l’honneur ce genre en expansion qu’est le slam. Ce fut alors le tour du représentant de l’Association Filbleues, M. Kangni Alemdjrodo, par ailleurs Maître de conférences au Département de Lettres Modernes, de prendre la parole pour remercier les organisateurs de cette journée. Dans son mot introductif, M. Alemdjrodo a fait ressortir le bien-fondé de ce partenariat qui, selon lui, instaure un cadre de consécration de l’artiste. Le vice-doyen de la FLESH, monsieur Essizewa  a ensuite procédé à l’ouverture solennelle. Insistant sur l’intérêt académique d’une journée d’études à l’Université, le représentant décanal a tenu à préciser que cet évènement, en rassemblant les chercheurs et les artistes, répond utilement à l’esprit du système de formation LMD. Le vice-doyen a émis le vœu que les résultats de cette rencontre soient répercutés à tous les niveaux des systèmes académique et administratif, et qu’ils déterminent les prises de décisions constructives pour la formation.

A propos du slam, l’on s’est demandé comment distinguer la déclamation active d’un poème du slam proprement dit. A cette question, les réponses ont convergé vers une complémentarité des deux genres. La particularité du slam est d’être un art essentiellement vivant et interactif, il met plus l’accent sur la communication que l’expression, et s’émancipe des contraintes du langage poétique et du monde des livres. En jouant sur les sonorités, le slam tente d’impressionner pour faire passer un message. C’est un code partagé qui a pour plus-value l’appropriation de la langue, une plus grande accessibilité du public pour un éveil des consciences plus efficace. Les débats ont été clôturés par une table ronde sur la poésie et le slam au Togo. Etaient invités au plateau autour de l’animateur Kangni Alemdjrodo, des poètes et slameurs connus du public togolais : Joseph Kokou Koffigoh et Claudine Akakpo (poètes), David Ganda et Ablamesfo (slameurs), madame Amenda (romancière) et comme invité spéciale le poète ivoirien Josué Guebo. Cette table ronde a permis d’engager une discussion sur l’actualité du slam et de la poésie au Togo. Les slameurs ont exprimé leur aspiration à la reconnaissance de leur art. Le public a apprécié la déclamation des textes par leurs auteurs. Pour finir, l’on s’est interrogé si l’influence actuelle du slam en Afrique n’est par une perpétuation de l’art de la parole qui est une vieille tradition africaine. En clôturant la journée, monsieur Essodina Péré-Kéwézima a exprimé sa gratitude aux participants, aux communicateurs, aux sponsors, aux artistes et à toutes les personnalités du monde culturel et académique qui ont rehaussé de leur éclat cette journée de réflexion. Il a ensuite remercié les slameurs, poètes et le club littéraire du département de Lettres Modernes qui ont animé la journée d’études. Il a également, au nom du comité d’organisation, exprimé reconnaissance, à l’égard des autorités universitaires, des différents partenaires et sponsors dont le concours a été indispensable ainsi qu’à tous ceux qui se sont impliqués d’une manière comme d’une autre pour la réussite de cette journée d’études.

L’exposition d’arts plastiques à Hakuna Matata

Installée du 21 au 24 mars dans le restaurant du Centre  Culturel Hakuna Matata, elle a porté sur 8 tableaux du plasticien togolais LAKA. De son vrai nom Kossi Léopold ANKUDE, LAKA est né en 1970 à Lomé. Titulaire d´un Diplôme en Economie de l´Université de Libreville, il y débute sa carrière artistique en 1993. Il rentre définitivement au Togo en 1998 avec une première exposition au Goethe Institut de Lomé l´année suivante. Son travail est essentiellement axé sur la peinture et les assemblages.

Le 24 mars 2014, il a animé un exposé-débat intitulé « Art pauvre ou art du pauvre », sous la modération du plasticien CHAM, professeur à l’Ecole Africaine et Mauricienne d’Architecture et d’Urbanisme. L’artiste a pu expliciter devant son public l’essentiel de sa position esthétique et plastique, faite d’une interrogation de ses sources plastiques mais aussi d’une réévaluation de la culture dans laquelle l’artiste évolue. Le débat très vif qui en a suivi a montré un artiste très cultivé mais aussi très convaincant. A la fin de son exposition au Centre Culturel Hakuna Matata,  il est à noter que l’artiste a vendu 2 tableaux sur les 8 exposés.

Conclusion

La septième édition du Festival Filbleu a connu un immense succès et les objectifs que les organisateurs se sont assignés ont été atteints. Il reste que le festival soit l’occasion d’atteindre plus de jeunes, à travers une programmation de plus en plus ciblée, grâce à des partenariats innovants.

Rendez-vous en mars 2015!

L’EQUIPE

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Festival International de Littératures Francophones

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