AtavitoVendredi 5 juin au Goethe Institut. Entre la poésie, la société, l’amour et la sexualité notre public ne s’est pas du tout ennuyé. Le café littéraire a été animé par Daté Atavito Barnabé-Akayi autour de son roman Errance chenille de mon cœur. La modération du café a été assurée par Souley GBETO, professeur de Lettres à L’Université de Lomé. Notre auteur, on peut le dire est assez spécial. Il défend ses idées sans complexe ni tremblements. Contenter l’opinion n’a jamais été son souci majeur. Il écrit, dit-il, pour exposer ses constats et les résultats de ses recherches. Toujours selon l’auteur, l’écriture est un acte volontaire et un vrai écrivain n’écrit pas pour récolter des récompenses ici et là. Et pour ce faire l’auteur ne privilégie pas le roman qui selon lui serait le genre des tarés et des paresseux! Pour Barnabe-Akayi, la poésie a quelque chose de profond et de complet que les autres genres n’ont pas. De nos jours, soutient-il, le prétexte de la muse est dépassé, et seul le travail compte.
De la condition déplorable dans lesquelles travaillent et vivent certains professeurs béninois, en passant par la pollution de l’environnement, l’auteur a parlé du délabrement des structures scolaires dans les villes de certains pays d’Afrique de l’Ouest. Le romancier a aussi tenu l’auditoire en haleine par une lecture audacieuse de scènes de sexe tirées de son roman. Un moment au cours duquel les corps s’étaient crispés, les regards suspendus aux lèvres de l’auteur, on a attendu qu’il poursuive sa lecture, on a espéré la fin puis soudainement la tension est retombé et on a entendu le public soupirer. Déception, soulagement ou frustration allez savoir ! Le romancier explique que la sexualité est devenue le sujet de discussion préféré des élèves et des étudiants pendant les cours. Il suffit que le professeur parle de sexe pour que le plus muet des élèves se sente tout d’un coup inspiré. Le clou de la soirée a été cette déclaration de l’auteur. « Je ne suis pas homosexuel mais je n’ai rien contre l’homosexualité. » L’amour entre deux hommes ou deux femmes ne devraient pas gêner, car tout le monde est libre de choisir son orientation sexuelle. Le débat a pris fin trop tôt au goût du public qui ne voulait plus laisser partir son Gérard de Villiers Béninois.

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